Dimanche 1er novembre 2026
Une heure et dix sans but, puis vingt minutes qui renversent tout
Avant le coup d’envoi, une partie du public turinois avait déjà sa propre affiche : une contestation calme, une banderole sur les 125 ans du club, et une équipe qui restait sur une défaite 2-0 contre le Genoa, quatre jours plus tôt. Face à elle, un Naples privé de Rasmus Højlund, fiévreux, et d’une longue liste d’absents. La Juventus, elle, se présentait sans Yildiz, Thuram, Conceição ni Locatelli.
Naples a frappé le premier, à la 7e minute : centre de Matteo Politano, tête de Lorenzo Lucca, réponse de Guglielmo Vicario. La Juventus a mis vingt minutes de plus à mordre. À la 27e, Juan Cabal a repris de la tête un corner de Douglas Luiz et trouvé le poteau. Une minute plus tard, le même Cabal est tombé au contact de Mathías Olivera ; l’arbitre Simone Sozza n’a rien sifflé et la vidéo a validé sa décision.
La fin de première période a vu les deux équipes s’échanger des situations. À la 30e, Frank Anguissa a récupéré un ballon qui a amené Noa Lang à une frappe trop haute ; Randal Kolo Muani a répondu en lançant Alajbegović. Dans le temps additionnel, Alex Meret a repoussé la tentative du jeune Turinois. Au retour des vestiaires, Weston McKennie, Giovanni Di Lorenzo et Kevin De Bruyne n’étaient plus là, tous trois remplacés à la pause.
Le match a basculé en cinq minutes. À la 70e, Edon Zhegrova, entré à l’heure de jeu, a éliminé son vis-à-vis et ouvert pour Alajbegović, qui a repiqué dans l’axe avant de lâcher son pied gauche de loin. Dès la 75e, Marianucci, déjà averti à la 38e pour avoir retenu Nick Woltemade, a laissé traîner le pied sur Cabal et pris son second jaune. À dix, Naples n’a plus existé. Boga, lancé à la 72e, a conclu à la 87e d’un enroulé du droit après avoir repiqué depuis la gauche.














