Établir un classement des meilleurs joueurs de l’histoire n’est pas vraiment la tasse de thé de Joakim Noah. L’ancien pivot des Bulls préfère parler d’émotions et d’influence plutôt que de titres ou de statistiques.
« C’est un peu comme dans un musée : on ne demande pas si Picasso est meilleur que Dali », explique-t-il dans un entretien accordé à Hard Rock Bet. « Tout dépend des joueurs qui vous ont marqué. »
Dans son panthéon personnel, le Français commence ainsi par évoquer Patrick Ewing, qu’il regardait lorsqu’il grandissait à New York. « Avoir la chance de le voir jouer, c’était tout simplement incroyable. »
Il cite ensuite Hakeem Olajuwon et son « footwork », qu’il considère tout simplement comme inégalé. « Je ne pense pas qu’on reverra un jour un pivot avec une telle qualité de déplacements. Que ce soit Wemby, LeBron ou Kobe, ils sont tous allés voir Hakeem pour apprendre son jeu dos au panier. »
Son troisième choix est Dikembe Mutombo, autant pour son impact défensif que pour son engagement humanitaire en Afrique. « Le plus grand trophée de ma carrière reste celui de Défenseur de l’année, et c’est Dikembe qui me l’a remis. Avec lui, il y avait toujours quelque chose de plus grand que le basket. »
Un « Wemby méchant » la saison prochaine ?
Shaquille O’Neal arrive en quatrième position. « On n’avait jamais vu un joueur comme lui. À cette taille et avec ce gabarit, voir quelqu’un se déplacer comme il le faisait, c’était inédit. »
Mais le choix le plus surprenant reste le cinquième, car Joakim Noah complète sa liste avec Victor Wembanyama.
« Pour moi, Wemby mérite déjà d’être évoqué parmi les plus grands », assure-t-il. « À son arrivée en NBA, il était évident qu’il allait devenir le visage de la ligue. C’est la prochaine grande superstar. Son talent est hors norme : sa capacité à shooter, à dribbler, à se déplacer avec un tel gabarit… On n’a jamais vu ça. »
Joakim Noah attend désormais de voir la réaction du Français après la défaite des Spurs en finale face aux Knicks. « Le Wemby toujours souriant que l’on a vu l’an dernier, je ne pense pas qu’on le reverra la saison prochaine. J’ai envie de le voir endosser un rôle de ‘méchant’, avec une vraie rage de vaincre et un esprit de revanche. »
Ce Top 5 laisse de côté Kareem Abdul-Jabbar, que Joakim Noah désigne toutefois comme sa « wild card ». « Bien sûr, c’est l’un des plus grands de tous les temps. Mais pour moi, il représente bien plus. Il incarne une part essentielle de la culture noire américaine. C’est aussi un historien. C’est quelqu’un que j’admire énormément. »




