Après une victoire convaincante sur la Hongrie en ouverture, la France a attendu la deuxième mi-temps pour se défaire de la Corée du Sud ce samedi. Un succès (95-69) qui valide d’ores et déjà la qualification des Bleues pour les quarts de finale de la Coupe du monde.
Similitudes avec leur match d’ouverture, les Bleues ont pu compter sur le même trio Malonga – Johannès – Williams pour creuser l’écart. Bien aidées également par une adresse à 3-points une nouvelle fois très bonne (12 sur 26). Comme disait Valériane Ayayi ce vendredi : « pourvu que ça dure ! »
Une entame difficile
Pourtant, l’équipe de France a eu un retard à l’allumage face à la Corée. Les deux premières possessions des Bleues se sont soldées par des pertes de balle, et personne n’a vraiment trouvé son rythme en début de match.
Tout l’inverse de Coréennes adroites (5/7 de loin pour démarrer), à l’instar de leur meneuse Yeeun Heo (9 points à 3/3 de loin dans le premier quart). Si les Françaises ont su répondre par l’intermédiaire de Carla Leite et Marine Johannès (22-21), cela n’a pas suffit à freiner la Corée. Sur un and-one de Sohee Lee, elles ont même pris trois possessions d’avance pour clore le premier quart (24-31).
Le Johannès show
Devant une attaque tricolore trop souvent en manque de solution et une Dominique Malonga clouée au banc (5 minutes de jeu en première mi-temps) malgré son avantage physique sur les Coréennes, Johannès a pris le match à son compte.
Comme elle sait si bien le faire, l’arrière du Liberty a enchaîné les banderilles longue distance, agrémentées de passes dans le dos qui ont fait se lever la Max-Schmeling Arena. Des inspirations géniales dont ses coéquipières ont peiné à s’imprégner (12 balles perdues à la pause pour les Bleues). Et ce, malgré une intensité défensive retrouvée (6 points encaissés dans le deuxième).
Mais c’était sans compter sur une faute antisportive venue de nulle part attribuée à Janelle Salaün, qui protégeait son ballon au sol. Un coup de sifflet qui provoqua un long arrêt de jeu et sembla couper la dynamique satisfaisante de l’équipe de France, qui n’a inscrit que deux points sur les trois dernières minutes de la première période (43-37).
Comme à la maison !
Comme il y a quelques mois à Villeurbanne, les Bleues sont ressorties des vestiaires avec le couteau entre les dents. À l’image de Dominique Malonga, bien plus utilisée et efficace (10 points dans le troisième quart) qu’en début de rencontre.
Impériale dans les deux raquettes, la pivot du Storm a donné le ton et permis à ses coéquipières de se libérer. En particulier Gabby Williams, qui a trouvé son rythme en attaque après la pause. De quoi très rapidement creuser l’écart et tuer le suspense, à l’issue d’un troisième quart-temps dominé de la tête aux pieds.
Activé un peu plus tard que face à la Hongrie, le mode gestion a tout de même été observé dans l’ultime période, qui a pris une tournure anecdotique. Ce qui ne l’est pas en revanche, c’est que les Bleues sont désormais qualifiées pour les quarts de finale du Mondial, et joueront un match pour du beurre face au Nigéria ce lundi.
Nicolas Bulach, à Berlin
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