Un ancien international français
est revenu sur ses rapports compliqués avec le désormais
ex-sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps.
Didier Deschamps n’a pas laissé que de bons souvenirs lors de
ses 14 ans passés à la tête de l’équipe de France. Retraité depuis
la résiliation de son contrat avec l’AS Saint-Étienne en janvier
2021, Stéphane Ruffier fait partie des joueurs qui n’ont pas aimé
travailler sous les ordres de « DD ».
Le parcours de Ruffier en équipe de France s’étend de 2010 à
2015. Bien qu’il ait fait partie des gardiens les plus réguliers et
performants de la Ligue 1, son histoire avec les Bleus reste
marquée par un statut de remplaçant, derrière Hugo Lloris et Steve
Mandanda notamment, et se résume à 3 sélections, dont 2 sous les
ordres de Deschamps.
Au cours d’un entretien accordé au podcast « La Voix des
Gardiens », l’ancien portier des Verts est revenu sur sa
relation conflictuelle avec l’ex-sélectionneur. Des rapports qui se
sont dégradés à partir de la Coupe du monde 2014, pour laquelle il
a été appelé à la dernière minute pour compenser le départ de Steve
Mandanda, blessé.
Ruffier à Deschamps: « Tu changes de discours, de version,
quand tu as envie »
« Sur la Coupe du monde 2014, j’ai une pseudo explication. À
la base je ne suis pas appelé, mais Mandanda se blesse et on me dit
que je suis finalement numéro deux. On me dit que j’ai tout fait
pour être là et pour être à cette place-là. C’est le début des
incompréhensions avec Didier Deschamps: quand j’ai besoin de toi je
te fais un sourire, quand je n’ai pas besoin de toi je ne te
calcule pas. Je suis numéro quatre dans la tête du sélectionneur,
il y a un blessé, je passe numéro deux. Déjà, c’est bizarre. Ça
veut dire que potentiellement il te trouve meilleur que le
troisième, parce que potentiellement c’est toi qui joues s’il y a
un blessé », a raconté Ruffier.
« Au retour de la Coupe du monde (2014), Micka Landreau
avait arrêté. Là du coup, il me prend, a-t-il poursuivi.
Sauf que quand il prenait Mickaël Landreau, il disait que
c’était le meilleur numéro trois et que moi je n’étais pas un
numéro trois, c’est ce qu’il me disait. Et après, quand il me remet
numéro trois, je lui pose la question et il me dit qu’il est obligé
de prendre les trois meilleurs. Mais avant par contre, il prenait
le meilleur numéro trois, mais pas sur le terrain, dans la vie d’un
groupe, mais après ce n’était plus le cas. »
Après une dernière sélection en mars 2015, dans son stade
Geoffroy-Guichard en amical face au Danemark, le natif de Bayonne
n’a plus jamais été appelé. Et contrairement à ce que certaines
rumeurs laissaient entendre, ce n’est pas parce qu’il a refusé
d’être numéro trois. « Je n’ai pas refusé d’être numéro trois.
Je lui ai juste dit ce que je pensais: « ton discours, il n’est pas
honnête. Tu changes de discours, de version, quand tu as envie. »
Et ça ne lui a pas plu », a-t-il confié. Une discussion
franche qui a scellé son histoire avec la sélection.














