Toujours bien accroché à son
poste de président de la FIFA malgré la tempête qu’il traverse
depuis plusieurs semaines, Gianni Infantino est visé par une
demande d’inéligibilité.
Pour avoir projeté la vente de parts de la Coupe du monde à des
investisseurs privés, Gianni Infantino est pris dans un tourbillon
négatif depuis la fin de l’édition 2026 de la compétition. La
patron de la FIFA s’accroche néanmoins à son poste et envisage
toujours de se présenter à l’élection de mars 2027 pour rester
quatre ans supplémentaires au sommet de la pyramide. Mais une ONG
ne le lâche pas.
Tandis que certaines prises de position,
comme par exemple celle de la FFF et de son président Philippe
Diallo, ne semblent pas encore très claires, celle de
FairSquare est sans équivoque. Depuis de longs mois, et plus
précisément depuis que Gianni Infantino a décidé de remettre le
« Prix de la paix » de la FIFA à son ami Donald Trump,
l’ONG enchaîne les actions contre le dirigeant
italo-suisse.
Dernière en date, confirmée par The Athletic, une
lettre adressée à la Commission de gouvernance, d’audit et de
conformité de la FIFA dans laquelle il a été demandé à cette
dernière de déclarer Gianni Infantino inéligible à sa propre
succession.
Gianni Infantino et la crainte d’un président intouchable
Le règlement de l’instance dirigeante du football stipule qu’un
président ne peut pas enchaîner plus de trois mandats. Arrivé en
2016, Gianni Infantino estime que son premier mandat n’en était pas
un à proprement parlé (il n’a duré que trois ans au lieu de quatre)
en raison de l’élection anticipée de 2016. C’est donc pour cela
qu’il se présente en mars de l’année prochaine, pour l’instant sans
opposant.
Le média a cité quelques passages du courrier envoyé par
FairSquare. « Nous vous écrivons pour vous demander de
déclarer M. Infantino inéligible à se présenter à nouveau à la
présidence de la FIFA, au motif qu’il exerce déjà son troisième et
dernier mandat. » Évoquant un risque de voir un président
« rester au pouvoir indéfiniment », l’ONG en a voulu pour
preuve ce qu’elle a estimé être « un abus de pouvoir de Gianni
Infantino, ceci laissant craindre une « incapacité du
Conseil de la FIFA à lui demander des comptes » à
l’avenir. « Un tel scénario est possible »,
a-t-elle ajouté.




