Une relation extraconjugale de
Gianni Infantino refait surface à l’heure où le patron de la FIFA
brigue un nouveau mandat. L’UEFA souhaite enquêter.
Gianni Infantino a mis le feu tout seul à la maison FIFA en
dévoilant à l’issue de la Coupe du
monde 2026 son projet d’ouverture de capital du plus
grand tournoi international à des investisseurs privés. Une hérésie
pour la plupart des acteurs du football qui a provoqué un tollé et
fragilisé la position de celui qui an mars prochain briguera un
nouveau mandat de président de l’instance footballistique
suprême.
Face à l’Helvète, la fronde s’organise, menée par l’UEFA et la
confédération nord-américaine, centraméricaine et caribéenne
(Concacaf) dirigée depuis dix ans par Victor Montagliani, le
nouveau candidat favori au putsch. Et dans cette guerre
politico-diplomatique, tous les moyens sont bons pour déstabiliser
le camp adverse. Quitte à puiser dans le passé des éléments à
charge.
Ancien secrétaire général de l’UEFA, Gianni Infantino ainsi
aurait eu à l’époque une relation extraconjugale avec une
ex-employée de l’instance européenne. Or selon les informations du
Telegraph ce week-end, la structure continentale chapeautée par le
juriste slovène Aleksander Ceferin envisagerait de diligenter une
enquête pour faire toute la lumière sur cette affaire.
La promotion-canapé qui a choqué Platini
Ce ne sont bien évidemment pas les mœurs du Suisse qui
préoccupent l’UEFA mais les avantages dont a pu bénéficier la
maîtresse en question. Catapultée soudainement à un poste de
direction au côté de Gianni Infantino, celle-ci aurait notamment
bénéficié à l’époque d’une augmentation de salaire de 30%. Une
promotion-canapé qui n’a pas manqué d’alerter Michel Platini, le
boss alors de l’UEFA qui aurait fini par obtenir le départ de
l’intéressée.
C’est là que le bât blesse puisque la publication anglaise
suscitée fait état d’indemnités de départ XXL assorties d’un
financement d’école de commerce à hauteur de 45 000 livres sterling
par an (plus de 52 000 euros), pour une ardoise à six chiffres au
total. La polémique prenant de l’ampleur, la FIFA a d’ores et déjà
réagi via son porte-parole. « Gianni Infantino réfute
catégoriquement ces allégations, qui sont totalement fausses. Toute
insinuation de comportement inapproprié ou de violation des statuts
ou règlements est diffamatoire », est-il ainsi communiqué.




