Comme chaque été, HandNews fait le tour des 16 équipes de Starligue avant le début de la saison. Viser le titre, l’Europe ou chercher à tout prix le maintien : les ambitions divergent. Direction Toulouse pour ce dixième épisode où le Fenix sort d’une saison en demi-teinte, minée par les blessures mais avec une présence constante dans le top 8. Une performance que les Occitans veulent réitérer, voire bonifier, afin de jouer les playoffs dans les meilleures conditions.
Le Fenix veut renaître de ses cendres. Après une saison compliquée sur tous les fronts et entachée par les blessures, Toulouse a terminé 7ème, loin de sa 4ème place l’année précédente. Engagé en European League, le club occitan a été sorti dès la phase de poules avec six défaites en autant de matchs. « On a entamé la saison avec des blessés de longue durée. Gonçalo (Martins Vieira) était touché au tendon d’Achille, Téo (Jarry) avait les croisés… Alors, quand on a été éliminé au bout de trois matchs, on s’est concentrés sur le championnat », retrace le coach Danijel Andjelkovic. L’effectif réduit n’a pas permis au tacticien serbe de jouer sur tous les fronts. « On est 5ème à la trêve hivernale, mais le niveau de jeu n’était pas super. Derrière, on est encore dans la course à l’Europe jusqu’à notre défaite contre Saint-Raphaël (J27). Avec le recul, je pense que l’on termine à la place qu’on méritait. »
Avec la nouvelle formule de playoffs cette année, Toulouse vise à minima le top 8. « À titre personnel, je voudrais que l’on termine entre la 4ème et la 6ème place. Mais il y a beaucoup d’équipes qui ont la même ambition que nous. Limoges semble être installé, il y a Aix, Saint-Raphaël, Nîmes, Chambéry… Tremblay aussi va compter. Le championnat va être encore plus serré, il y aura des surprises », tease Danijel Andjelkovic. L’année dernière, à l’instar des saisons précédentes, Toulouse n’a pas fait tomber de membre du top 3. Même Montpellier a mis fin à quatre ans de disette en Haute-Garonne lors de la 13ème journée.
Le mercato de Toulouse
Arrivées : Nicolas Bono (DC, Vardar Skopje), Robin Kerdudo (GB, Valence), Mathéo Briffe (ARG, Cesson), Andrea Guillaume (ALD, Limoges)
Départs : Erwin Feuchtmann (ARG, Besiktas), Romain Giraudeau (ALD, retraite), Edouard Kempf (ALD, retraite), Simon Möller (GB, Flensburg), Niko Mindegia (DC, Irun)
Le Fenix n’a pas fait de grand ménage, mais renouvelle plusieurs de ses postes. Certains cadres s’en vont après plusieurs années passées au club (Feuchtmann et Kempf) et du sang neuf arrive. « Mathéo Briffe n’a pas beaucoup joué la saison dernière. Il a envie et beaucoup de qualités », atteste le coach. Sur l’aile droite, Andrea Guillaume apportera son expérience et formera la paire avec le très jeune Zachary Dermigny, international U18 français. Dans les cages, Simon Möller étant parti à Flensburg, le staff toulousain fait un pari en se tournant vers Robin Kerdudo, l’un des meilleurs gardiens de Proligue. Enfin, l’Argentin Nicolas Bono arrive pour mettre de l’ordre à la mène et remplacer un Niko Mindegia en fin de carrière.

Le joueur à suivre : Nicolas Bono
Un nouveau maître à jouer débarque dans la Ville rose. À 29 ans, Nicolas Bono revient en France après des expériences à Cherbourg et Istres. La saison passée, il a découvert le haut niveau du côté du Vardar Skopje. Pas vraiment utilisé par Ivan Cupic, en raison de la grosse saison du Biélorusse Jaka Malus à son poste, Bono a été convaincu par les mots de Danijel Andjelkovic. « Dans les équipes de “Dani”, le demi-centre a beaucoup de responsabilités, tout passe par lui en attaque », analyse Nicolas Bono. Son entraîneur ne doute pas de son intégration dans l’effectif occitan. « Il va vite comprendre le projet et s’adapter à notre jeu. Il faut qu’on travaille un peu plus avec lui sur ses qualités physiques », axe le coach.
Heureux de retrouver le championnat français, le demi argentin s’attend à un gros combat. « En Macédoine, il y a quatre équipes fortes. Ici, tous les matchs sont serrés, tu as besoin d’être à 100 % pour gagner le week-end. » Pour atteindre les ambitions du club de jouer les playoffs, Nicolas Bono devra être juste et impactant afin de bonifier ses coéquipiers.
Hugo Gueritaine




