Comme chaque été, HandNews fait le tour des 16 équipes de Starligue avant le début de la saison. Viser le titre, l’Europe ou chercher à tout prix le maintien : les ambitions divergent. Pour cette avant-dernière preview, direction Nantes. Dauphin la saison dernière, le « H » ne veut plus se contenter du second rôle et compte bien, cette fois, s’emparer de la couronne.
Comme le veut un vieil adage du handball, souvent répété par un certain Thierry Anti, « pour gagner, il suffit de marquer un but de plus que l’adversaire ». Un petit détail : précisément ce qui a séparé Nantes de ses ambitions la saison dernière. Après une saison 2025-2026 aussi réussie que frustrante, le HBC Nantes repart avec les mêmes ambitions. Quart de finaliste de la Ligue des champions, finaliste de la Coupe de France et longtemps au coude-à-coude avec Paris en championnat, le « H » a joué sur tous les tableaux sans parvenir à décrocher le titre tant espéré : celui de champion de France. « On a fait une grosse saison, mais malheureusement, on n’a pas su conclure quand il fallait le faire », regrette Grégory Cojean, qui pointe notamment un manque d’expérience et de maîtrise émotionnelle dans les rendez-vous décisifs. Ajoutées à cela, les blessures de plusieurs cadres nantais au pire moment ont refermé la porte d’un championnat que les joueurs de la Cité des Ducs courtisent depuis plusieurs années.
Une frustration que les Nantais comptent utiliser pour franchir un nouveau cap. Avec l’arrivée des play-offs, le technicien ne cache pas l’objectif : « La priorité reste le championnat. » Face à un PSG dont il rappelle l’impressionnante régularité, Nantes devra d’abord assurer sur la durée avant de répondre présent au printemps. « On doit continuer d’être réguliers comme on l’a été les années passées, mais on doit aussi progresser dans les moments décisifs. »
Pour y parvenir, le « H » ouvre surtout un nouveau cycle. Avec plus de 40 % de l’effectif renouvelé et plusieurs nouveaux joueurs à intégrer, Grégory Cojean sait que les automatismes ne seront pas immédiats. Mais le chantier lui plaît : « C’est très stimulant. Il y a une belle énergie, de l’enthousiasme et l’envie de faire les choses ensemble. » Reste désormais à reconstruire ce qui fait l’ADN nantais : une défense solide et cette capacité à se projeter rapidement vers l’avant. Le temps sera peut-être nécessaire pour assembler toutes les pièces, mais le dauphin de la dernière saison ne veut plus se contenter de suivre le navire parisien : cette saison, il compte bien prendre la barre.
Le mercato du HBC Nantes :
Arrivées : Victor Norlyk (Mors-Thy), René Antonsen (Aalborg), Imanol Garciandia (Szeged), Ihor Turchenko (Limoges), Luka Peric (RK Celje), Christoffer Bonde (Skjern)
Départs : Shuichi Yoshida (GRK Ohrid), Ignacio Biosca (Gummersbach), Théo Avelange-Demouge (Tremblay), Julien Bos (Kielce), Aymeric Minne (SG Flensburg), Valero Rivera (retraite), O’Brian Nyateu (retraite)
Le HBC Nantes a largement renouvelé son arsenal. Victor Norlyk, Ihor Turchenko et Imanol Garciandia viennent notamment renouveler une base arrière orpheline de son chef d’orchestre Aymeric Minne, mais aussi de Julien Bos. René Antonsen apportera son expérience en défense, tandis que Christoffer Bonde rejoint les cages nantaises pour former la paire avec Ivan Pešić. La vitesse sera également de mise sur les ailes avec l’arrivée du jeune Luka Perić, qui évoluera aux côtés de Kauldi Odriozola à droite. De l’autre côté, Noam Léopold partagera le poste avec Yoni Peyrabout, stagiaire professionnel.




