Depuis la fin de la finale de Coupe d’Afrique des Nations
remportée dimanche par le Sénégal au détriment du Maroc (1-0,
a.p.), c’est l’un des faits de jeu les plus commentés de cette
rencontre. Alors qu’il avait très probablement le ballon du sacre
au bout du pied,
Brahim Diaz a tenté le diable en même temps qu’une panenka, sur
un penalty accordé au Maroc dans les arrêts de jeu de la partie.
L’attaquant a manqué son geste et la rencontre est allée en
prolongation, avec une issue fatale aux Lions de l’Atlas. Ce
penalty fait encore et toujours parlé.
Si tout le monde s’accorde à dire que ce loupé est une
catastrophe du point de vue de l’équipe marocaine, certains
observateurs estiment, avec le recul, que si la panenka avait été
marquée, la situation aurait pu dégénérer. Pour rappel, après que
l’arbitre a accordé ce penalty au Maroc,
presque tous les joueurs et le staff sénégalais sont rentrés aux
vestiaires pour protester. La tension a alors été forte dans
les tribunes et la situation n’était pas loin de s’embraser. Un
quart d’heure plus tard, sur l’impulsion de Sadio Mané, les Lions
de la Terranga sont revenus sur le terrain et le match a
repris.
Mais pour Matthieu Dossevi, tout aurait pu être bien pire si
Brahim Diaz avait inscrit son but. L’ancien joueur du Téfécé s’en
est expliqué ce lundi sur la chaîne L’Équipe. « C’est un
geste qui, parfois, est nécessaire et peut être utile. Maintenant,
tu as quand même un contexte à prendre en compte pour le faire. Là,
en l’occurrence, je ne vois pas le projet qu’il y avait pour Brahim
Diaz. Parce que même s’il réussit ce geste, avec toute l’ambiance
négative qu’il y a tout autour de cette rencontre, de cette fin de
match, s’il met une panenka au Sénégal, je pense que le match se
terminait direct. »
Brahim Diaz, un choix et un contexte
Et le chroniqueur de poursuivre : « Ça va embraser tout
ce qui pouvait encore rester d’un petit peu calme. Tu es obligé de
prendre les choses en compte. Qu’est-ce que ça va engendrer ? Là,
sur ce qu’il veut faire, il y a un vrai côté humiliant. Il veut
tirer la couverture à lui. […] Là, le contexte est déjà tellement
en feu… Juste, tu marques, tu vas rester dans les mémoires de tout
le monde. Tu n’as pas besoin de rajouter ça. »
Pour Matthieu Dossevi, cette tentative ratée de Brahim Diaz ne
peut d’ailleurs pas être comparée au choix de Zinédine Zidane face
à Gianluigi Buffon, en finale du Mondial 2006. « On a
souvent fait le comparatif avec Zidane. On n’est pas du tout dans
le même contexte. Il s’est passé tellement de choses pendant dix
minutes. Marque. Va jusqu’au bout de la chose et on n’en parle
plus. » Brahim Diaz a fait un autre choix.




