À 52 ans, Robert Pirès, qui a
disputé son jubilé il y a deux semaines à Metz, s’est lancé un
nouveau défi étonnant.
Plus de dix ans après l’arrêt de sa carrière, Robert Pirès a
organisé son jubilé, il y a deux semaines à Metz. À 52 ans,
l’ancien ailier, champion du monde en 1998 avec les Bleus, s’est
offert une dernière danse avec quelques-unes des plus grandes stars
du ballon rond: Thierry Henry, Samuel Eto’o, Franck Ribéry, Marcel
Desailly, Patrick Vieira. Le tout sous la direction d’Aimé Jacquet
et Arsène Wenger.
Une soirée mémorable pour un homme qui est resté proche du
milieu du football, en tant que consultant pour Canal+, mais s’est
aussi lancé dans un projet surprenant: le cinéma. L’ancien
international français est effectivement à l’affiche du film
Melpomène, sorti le 30 septembre, avec notamment Andie
MacDowell. Il y joue le rôle du cousin de Charlotte Dauphin, la
réalisatrice de ce long métrage.
Une grande première pour Robert Pirès, qui s’est retrouvé là par
hasard, après une discussion avec la coach de jeu de l’actrice
principale. « Elle habite dans le même immeuble que moi et
elle m’a dit que Charlotte cherchait de nouveaux visages pour son
prochain film, explique-t-il dans L’Equipe. Elle m’a
demandé si ça m’intéressait. Je lui ai dit que j’allais y
réfléchir, parce que ce n’est pas mon métier. »
Robert Pirès: « On m’a vanné en me disant de muscler mon
jeu d’acteur ! »
Et puis l’ancien joueur d’Arsenal s’est lancé, en prenant ça
très au sérieux. « J’ai suivi des séances de coaching pour
apprendre à respirer, occuper l’espace, être attentif au jeu des
autres acteurs, confie-t-il. C’est un vrai métier, dont je
n’ai pas les bases. Trouver la bonne intonation, parler au bon
moment, ce n’était pas évident. » Pire que jouer une
finale de Ligue des champions ou de Coupe du monde ?
« Être devant une caméra, jouer avec deux actrices, je
peux vous dire que j’ai ressenti de la pression, dit-il.
Quand vous faites une erreur au foot, un coéquipier peut en
général la rattraper. Au cinéma, si tu te trompes, tout le monde
recommence. Donc je ne voulais pas me rater. » Le
tournage s’est heureusement bien passé pour Robert Pirès, qui a
trouvé des points communs avec sa précédente vie.
« On joue la comédie chacun à notre manière,
affirme-t-il. Provoquer, tomber au bon moment alors qu’il n’y
avait pas faute, je savais le faire (sourire). Et évidemment qu’on
m’a vanné en me disant de muscler mon jeu d’acteur ! On m’a demandé
si j’avais musclé ma parole. » Une référence à cette
séquence culte de Les yeux dans les Bleus, avec Aimé
Jacquet pour lui donner la réplique.














