Les superlatifs commencent presque à manquer lorsqu’il s’agit de décrire Carlos Alcaraz. Après avoir traversé la blessure la plus sérieuse de sa jeune carrière au poignet, l’Espagnol a effectué un retour spectaculaire et vient déjà de remettre la main sur un trophée. À Tokyo, il a confirmé que cette longue période loin des courts n’avait rien changé à son immense talent.
À seulement 23 ans, Alcaraz compte désormais sept titres du Grand Chelem et possède déjà une ligne exceptionnelle à son palmarès : il est devenu le plus jeune joueur de l’histoire à compléter le Career Grand Slam. Une performance qui donne une idée de la dimension prise par le phénomène espagnol.
Et selon Rick Macci, il ne faut surtout pas s’attendre à ce que l’aventure s’arrête là. L’entraîneur américain, qui a notamment travaillé avec des légendes comme Serena Williams et Andy Murray, voit Alcaraz capable de repousser encore davantage les limites de l’histoire du tennis.
« Il est dans une catégorie à part »
Macci n’a pas fait dans la demi-mesure pour qualifier le niveau de l’Espagnol. Pour lui, Alcaraz possède une polyvalence quasiment sans équivalent et peut trouver une solution face à pratiquement n’importe quel adversaire, sur n’importe quelle surface : » Si le magicien espagnol ne se blesse pas, il remportera plus de 20 Grands Chelems et réécrira une grande partie de l’histoire. Alcaraz est le joueur le plus complet à avoir jamais tenu une raquette. Il est dans une catégorie à part. «
Fidèle à son style spectaculaire, Macci a même utilisé une comparaison pour le moins originale afin d’illustrer l’incroyable palette de l’Espagnol : » Il peut commander n’importe quoi sur le menu, à n’importe quel moment, juste pour lui, et se le faire livrer à domicile avec un service spécial et des copeaux colorés, courtoisie d’Alcadash. «
Une manière imagée de dire qu’Alcaraz semble capable de tout faire : accélérer, défendre, monter au filet, varier les trajectoires ou encore changer complètement le rythme d’un échange.
Pour Macci, son retour vaut plus que tous ses exploits
Mais le plus impressionnant, aux yeux de l’entraîneur américain, ne serait même pas son incroyable collection de titres. Macci estime que ce qu’Alcaraz vient d’accomplir après sa longue absence dépasse encore tout ce qu’il avait réalisé auparavant : » Ce qu’Alcaraz a accompli après 139 jours d’arrêt, en arrivant à New York avec un effort incroyable puis en gagnant maintenant à Tokyo est, croyez-le ou non, plus impressionnant que tout ce qu’il avait accompli jusqu’ici. «
Une analyse qui prend tout son sens lorsqu’on se rappelle les conditions de son retour. Après plusieurs mois sans compétition, Alcaraz avait choisi de reprendre directement à l’US Open, un tournoi disputé au meilleur des cinq sets. L’Espagnol avait réussi à atteindre les quarts de finale avant de s’incliner au terme d’un combat spectaculaire face à Ben Shelton.
Mais le plus important était ailleurs. Malgré la défaite, Carlos avait quitté le court avec le sourire, heureux de retrouver enfin les sensations de la compétition.
Quelques semaines plus tard, le voilà déjà de nouveau avec un trophée dans les mains à Tokyo.
Un calendrier XXL pour terminer l’année
La suite s’annonce particulièrement chargée pour Alcaraz. Le numéro 1 espagnol va devoir enchaîner les grands rendez-vous avec les Masters 1000 de Shanghai et de Paris, mais aussi le Six Kings Slam, les ATP Finals et, si la qualification est au rendez-vous, les finales de la Coupe Davis.
Son objectif sera forcément de terminer la saison sur une dynamique maximale et d’accumuler un maximum de points et de titres.
À l’heure où son corps vient de lui imposer son premier véritable coup d’arrêt, Alcaraz a déjà envoyé un message particulièrement clair au reste du circuit : il n’a pas seulement retrouvé la compétition, il a retrouvé les sommets. Et si Rick Macci voit juste, ce retour pourrait n’être que le début d’une nouvelle partie de son histoire.














