A son avantage face à l’AEK
Athènes et une nouvelle fois buteur, Rayan Cherki n’a pas effacé
les doutes à son sujet, une semaine après son non-match contre le
PSG.
Une réalisation pleine de classe, un impact direct dans le jeu
pour une prestation convaincante : mardi soir, Rayan Cherki a rendu
une belle copie face à l’AEK Athènes. Auteur de son 6e but en 11
rencontres toutes compétitions confondues sous le maillot des
Citizens, l’ancien Lyonnais a rappelé toute la fluidité et
l’élégance de son football
« Nous savons que nous pouvons nous attendre à tout de la
part de Rayan à tout moment », s’est d’ailleurs félicité son
entraîneur Enzo Maresca après la rencontre, saluant la réaction de
son meneur de jeu. Pourtant, cette belle soirée européenne ne
suffit pas à tirer un trait sur l’épisode de la semaine passée.
Trois jours à peine après avoir émerveillé l’Etihad Stadium lors
du choc face à Liverpool (3-0), conclu par un véritable bijou dans
la surface, Cherki avait sombré de manière spectaculaire lors de la
réception du Paris Saint-Germain. Brouillon, désengagé et à
contre-temps, il avait traversé le premier acte comme un fantôme
avant d’être remplacé dès la pause au profit du jeune Ayyoub
Bouaddi.
Rayan Cherki, grand joueur de petit match ?
Une attitude nonchalante qui lui avait valu une déferlante de
critiques . Christophe Dugarry n’avait pas mâché ses mots : «
Sans intensité, sa technique ne vaut rien. Sur le match qu’il fait
ce soir, il marche, il joue à deux à l’heure. » Le consultant
l’invitait alors à prendre exemple sur l’intensité mise par les
pépites du FC Barcelone comme Lamine Yamal ou Dani Olmo pour passer
un cap. De son côté, Samir Nasri voyait déjà dans ce dilemme le
principal obstacle de sa carrière : « Il a un talent
extraordinaire, de la trempe de Neymar. Mais il a besoin d’enlever
cette nonchalance, c’est un frein au très haut niveau. »
C’est précisément là que le bat blesse. Malgré son but précieux
d’hier, les observateurs et les supporteurs restent partagés. Sur
les réseaux sociaux, la frustration l’emporte souvent sur
l’enthousiasme, beaucoup pointant du doigt un décalage flagrant de
rendement selon la valeur de l’adversaire :
« Très bon match de Cherki hier contre l’AEK, mais soyons
honnêtes : c’est facile de régaler quand il n’y a pas d’adversité.
On l’attendait sur ce rythme contre le PSG la semaine dernière, pas
en promenade de santé le mardi d’après», « Le problème de Cherki
résumé en une semaine : fantomatique et suffisant dans le très
grand rendez-vous face au PSG, décisif et inspiré face à l’AEK
Athènes. L’incarnation parfaite du grand joueur de petits matches
», « Beau but hier, mais zéro impact contre le PSG la semaine
passée. Le joueur de petits matchs par excellence », « Régalade
face à l’AEK Athènes, mais il était où l’engagement contre le PSG ?
Ça ne suffit plus »… Telles sont quelques-unes des réactions
qui ont accompagné son match, mardi.














