Symbole d’un Manchester City
dépassé en première période, Rayan Cherki a essuyé de vives
critiques après la lourde défaite concédée par les Mancuniens face
au PSG (4-2).
Trois jours après avoir été à son avantage lors du choc face à
Liverpool, clôturant la belle victoire des Citizens (3-0) par un
petit bijou dans la surface, Rayan Cherki a offert un tout autre
visage, mercredi, à l’occasion de la visite du PSG à l’Etihad
Stadium. Brouillon et peu concerné, l’ancien Lyonnais s’est attiré
de vives critiques.
Et sans surprise, Christophe Dugarry, souvent sévère avec le
jeune meneur tricolore, ne l’a pas épargné, pointant du doigt son
manque d’intensité face au club de la capitale. « Sans intensité,
sa technique ne vaut rien », a-t-il asséné, pointant du doigt un
comportement inacceptable sur le rectangle vert : « Sur le match
qu’il fait ce soir, il marche, il joue à deux à l’heure, il pense
que c’est suffisant. »
Pour appuyer son propos, l’ancien attaquant des Bleus a invité
le joueur à regarder ce qui se fait de mieux de l’autre côté des
Pyrénées, érigeant en modèles absolus les prodiges du FC Barcelone.
« Tu regardes les joueurs du Barça, Olmo, Yamal et plein
d’autres, toute la technique et l’intensité qu’ils mettent »,
a-t-il rappelé, avant de tracer une ligne de conduite claire pour
l’avenir du joueur : « Soit tu te mets à mettre de l’intensité
dans ton jeu et tu comprends qu’il faut faire pareil et que c’est
l’exemple à suivre. Et là, tu feras partie des meilleurs. Mais tant
qu’il ne mettra pas d’intensité dans son jeu, il végétera.
»
Rayan Cherki sorti à la pause
L’ancien champion du monde n’est pas le seul à pointer du doigt
son attitude sur les terrains. Le son de cloche était identique
dans la bouche de Samir Nasri, dont l’analyse, formulée avant même
le coup d’envoi de la rencontre, s’est révélée prophétique. «
Cette nonchalance peut poser problème. Il a un talent
extraordinaire. C’est de la trempe de Neymar. C’est un talent
vraiment brut. Pour moi, il a besoin d’enlever ce truc de
nonchalance, parce que de temps en temps, ça peut être un frein au
très haut niveau », avait-il prévenu.
Et la sanction est également venue du terrain. Titulaire au coup
d’envoi lors de cette rencontre européenne, le milieu offensif a
payé au prix fort son attitude: il a été sorti dès la pause par son
entraîneur au même titre que Jérémy Doku et Ruben Dias, remplacé
par Ayyoub Bouaddi dans l’entrejeu. Et l’ancien Lillois a montré un
visage autrement plus conquérant.














