Sans grande surprise, le penalty
absolument improbable qui a permis au RC Lens d’ouvrir le score
face à l’AJ Auxerre, samedi dernier, n’aurait pas dû être sifflé
par l’arbitre central ni validé par son assistant vidéo, comme le
confirme la direction de l’arbitrage.
Même sans ça, le RC Lens aurait peut-être largement gagné contre
l’AJ Auxerre (5-2), samedi dernier à Bollaert, pour le compte de la
première journée de Ligue 1. Mais le premier but des Sang et Or est
la conséquence d’une erreur d’arbitrage assez affligeante à ce
niveau. Alors que les Bourguignons avaient repoussé une offensive
lensoise (il n’y avait donc pas d’action de but), l’arbitre de la
partie, Mathieu Vernice, a sifflé penalty pour une faute de main
d’Arthur Piedfort, qui était au duel avec Ismaëlo Ganiou.
La main était totalement involontaire puisque les deux joueurs
se tenaient le bras et que Ganiou a bousculé Piedfort, ce qui a
donné le contact avec la main. Après l’erreur de M. Vernice, c’est
son assistant vidéo, Jérôme Brisard, qui a été incapable de
détecter une “erreur manifeste” sur ce coup de pied de réparation
sifflé en faveur des vice-champions de France. La direction de
l’arbitrage de la FFF, dans son rapport de mardi, a contredit la
décision prise par les deux arbitres, dont un Brisard double
meilleur arbitre de Ligue 1 en titre…
La direction de l’arbitrage rappelle la règle sur les
mains
« La Loi 12 prévoit qu’une faute de main est
sanctionnée lorsque le joueur touche délibérément le ballon ou
lorsqu’il a augmenté artificiellement la surface couverte par son
corps. Dans cette situation, le défenseur ne maîtrise plus le
mouvement de son bras puisque celui-ci est tenu par
l’attaquant (Ganiou, ndlr). Il ne cherche donc pas
délibérément à toucher le ballon et n’a pas augmenté
artificiellement la surface couverte par son corps »,
explique ainsi la direction de l’arbitrage.
De ce fait, « la faute de main n’est donc pas
caractérisée et le penalty n’est pas justifié. L’arbitre vidéo
aurait dû recommander un visionnage afin que l’arbitre central
annule le penalty. » Depuis le centre VAR (à Paris), M.
Brisard a donc confirmé le penalty à son central, ce qui a permis à
Florian Thauvin d’ouvrir le score dès la 12e minute de la
partie.




