LFP Media a un nouveau patron. Et
le successeur de Nicolas de Tavernost, Olivier Bramly, a déjà un
dossier sensible sur la table.
Ce jeudi est entré en fonctions officiellement Olivier Bramly,
nouveau directeur général de la LFP Media, la filiale commerciale
de la Ligue de football professionnel. L’intéressé issu du milieu
du marketing sportif a ainsi pris la relève d’un Nicolas de
Tavernost démissionnaire. Un prédécesseur qui l’invite d’ores et
déjà à se pencher sur le prochain appel d’offres pour les droits TV
de la
Ligue 1.
L’exclusivité allouée à Ligue 1+, la plateforme créée par la LFP
faute de distributeurs suffisamment généreux, arrive à expiration
en 2029. Et déjà la nécessité de trouver un système plus lucratif
se fait cruellement sentir. Dès l’automne prochain, ainsi, la Ligue
risque fort de se lancer dans le grand bain. L’Equipe prêtant à
l’instance des contacts déjà établis et a priori encourageants avec
des plateformes telles que Netflix, Paramount ou Amazon.
En attendant, Olivier Bramly, à peine intronisé, se retrouve
d’ores et déjà face à son premier challenge de taille. Partenaire
titre de la Ligue 1 depuis 2024, McDonald’s n’a plus qu’un an de
contrat à honorer avec l’élite du football français – jusqu’en juin
2027 – et n’envisagerait pas forcément de prolonger son bail. Un
coup rude en perspective.
Un deal compliqué à prolonger
Car en prenant la suite d’Uber Eats qui versait jusqu’alors 16
millions d’euros par an pour associer sa marque à la première
division nationale, McDo n’a pas fait les choses à moitié, doublant
quasiment la manne ainsi apportée à la LFP – soit 30 millions
d’euros par saison. Un sacré deal aujourd’hui grandement
menacé.
« Des discussions ont été engagées pour tenter de prolonger
ce partenariat depuis plusieurs mois, mais elles n’ont pas abouti.
Le géant de la restauration rapide estime payer trop cher pour ce
contrat et n’a pas, pour l’instant, prolongé son bail,
souligne Etienne Moatti. La tâche s’annonce difficile pour
conserver McDo à ce tarif ou trouver une nouvelle marque prête à
dépenser autant pour associer son nom et son image à la Ligue
1. »




