Le nouveau coach de l’OM Bruno
Genesio s’est bien fait comprendre de la direction
olympienne.
Le mercato qui s’est clôturé mardi soir en Ligue 1
aura été intense du côté de Marseille. Si pas une arrivée n’a été
enregistrée, l’OM n’en a pas moins vendu ou prêté huit joueurs,
réduisant sa masse salariale de 30 à 35% sans pour autant répondre
totalement aux exigences de la Direction nationale du contrôle de
gestion (DNCG) si l’on en croit Stéphane Richard, le successeur de
Pablo Longoria à la présidence du club.
« On n’a pas atteint les objectifs si on raisonne en termes
de masse salariale de la saison 2026-2027, confie l’intéressé
dans le cadre d’un entretien accordé à RMC. On n’y est pas mais
on a fait le maximum en fonction du marché. Il faut pouvoir vendre,
et on n’a pas voulu brader les joueurs. » Et de souffler un
accord à venir avec trois ou quatre joueurs a priori pour des
prolongations de contrat avec baisse de salaire: « Il y a un
changement d’état d’esprit chez les joueurs. J’aime beaucoup
cela. »
Fatigué mais manifestement soulagé, Stéphane Richard aura vécu
un été aux allures de lessiveuse pour son baptême du feu phocéen.
Et la situation aurait pu être plus tendue encore puisque l’OM a
bien failli perdre dès les premières chaleurs son nouvel
entraîneur. « Est-ce qu’il a menacé de démissionner durant
l’été ? Bruno ne manie pas ce genre de discours. Il ne fait pas de
chantage. Il l’a dit lui-même. Dans nos échanges au quotidien
durant le mercato, j’ai quand même senti qu’on approchait d’un
point qui pouvait être difficile. On n’était pas loin du point de
rupture », avoue le patron du club.
« Pas loin du point de rupture »
« On a pu gérer ça ensemble. Ça a beaucoup tourné autour du
cas de Paixao, poursuit Stéphane Richard quant à la lassitude
précoce de Bruno Genesio. Il n’a pas menacé de démissionner.
Mais on n’était pas loin du point de rupture. J’ai jeté toutes mes
forces dans la bataille pour garder Igor. Mais, in fine, c’est la
décision de Frank McCourt (l’actionnaire principal de l’OM,
ndlr). Il a fait les efforts qu’il fallait. »
Aux yeux du chef d’entreprise, l’ancien stratège lyonnais est le
technicien idéal pour relever le défi olympien actuel. « Je
suis allé le chercher. Comme Greg Lorenzi. Je ne viens pas du foot,
mais j’ai réfléchi, j’ai discuté avec beaucoup de gens, et je suis
arrivé sur le nom de Bruno. J’aime ce bonhomme. Il dégage un
sentiment de calme, du sérieux, et il est ambitieux, très
intelligent. Il fallait le faire venir et je me félicite qu’il soit
là. »




