Appelé à la rescousse par la
Fédération tunisienne après le non-match contre la Suède, Hervé
Renard s’efforce de remobiliser ses troupes avant le deuxième match
contre le Japon.
Le défi est immense. Nommé à la place de Sabri Lamouchi dans les
heures qui ont suivi l’énorme claque reçue face à la Suède (5-1),
Hervé Renard n’a en effet que quatre jours pour remettre les têtes
à l’endroit et préparer le deuxième match face au Japon, auteur
d’un bon match nul contre les Pays-Bas pour son entrée en live à la
Coupe du monde.
L’ancien Cannois est conscient de la difficulté de la tâche. «
Il faut se remobiliser. Je sais que c’est dire », a-t-il d’ailleurs
lancé à ses joueurs lors de leur première rencontre. « Les
jambes sont lourdes, un peu plus encore que d’habitude car ça fait
mal à la tête », a-t-il poursuivi, ajoutant : « quand ont est
professionnel, il faut savoir rebondir. »
Et pour ce faire, le technicien tricolore a exhorté ses joueurs
à se concentrer sur le Japon et seulement le Japon. « Le reste,
ce qu’il va venir après, c’est pas le problème. Le problème c’est
le match face au Japon, il faut rester concentré, déterminé. C’est
la clé », a-t-il confié avant d’en appeler à leur fierté.
Des supporters en colère
« C’est le maillot, les gars ! Vous savez pertinemment qu’il
y a des gens qui ont fait le déplacement ! Vous savez combien ils
ont dépensé pour vous supporter ? », a-t-il renchéri, avant
d’évoquer la colère des supporters tunisiens : « Vous savez ce
qu’il va se passer si vous rentrez aujourd’hui au pays ? Vous savez
? Bah oui, tout le monde est en colère. C’est normal. »
Et Hervé Renard de poursuivre sur l’importance de l’événement.
« C’est la Coupe du monde, il faut se bouger ! C’est un super
tournoi ! Moi, j’étais derrière mon écran parce que j’ai pris un
shoot il y a un mois. Vous ne pouvez pas imaginer. »




