Conseiller sportif du président
Nasser Al-Khelaïfi au PSG, Luis Campos a des méthodes bien
surprenantes pour dénicher les futures pépites du club de la
capitale.
Si le
PSG a basculé dans une nouvelle dimension depuis
quelques années, il en est assurément pour quelque chose. Luis
Campos à Paris, ce sont des trouvailles comme Pacho, Joao Neves ou
Kvicha Kvaratskhelia. Des grands artisans du double sacre européen
du club de la capitale. Et toujours cette inextinguible soif de
découvrir de nouveaux talents pour se renouveler. Lui autant que
l’effectif qu’il a à façonner.
Avec le temps, le conseiller sportif dénicheur de joyaux n’a pas
revu sa méthode qu’il souhaite la plus authentique possible. Quitte
à brouiller les pistes alors que sa réputation le précède
fatalement dorénavant. Dans un entretien accordé à la chaîne
portugaise RTP, l’homme de 61 ans avoue ainsi œuvrer tel « un
loup solitaire » – son surnom dans le métier.
« Parfois, je dois passer totalement inaperçu en me
déguisant afin de pouvoir choisir les bons joueurs et les bons
entraîneurs, explique celui qui a également collaboré dans sa
carrière avec le LOSC, l’AS Monaco et bien sûr le Real Madrid.
Aujourd’hui, j’ai un visage mondialement connu, donc pour aller
voir des matchs, je dois me déguiser avec des vêtements sombres,
des bonnets. J’ai déjà mis une fausse moustache. Ce n’est pas le
fait d’être reconnu qui me préoccupe, ni que les journalistes
sachent que je suis là, c’est pour que les joueurs que j’observe ne
soient pas au courant de ma présence. »
L’inattendu révélateur shopping
La méthode est éprouvée, comme son recours à des scouts de
confiance qu’il n’hésite pas à solliciter en nombre. Parfois au
même endroit. « J’adore croiser les informations. Je ne les
laisse pas partager leurs infos pour qu’ils ne s’influencent pas,
qu’ils restent les plus réalistes et naturels possible »,
s’amuse l’observateur lusitanien sur le sujet.
Avant de conclure un deal, Luis Campos avoue du reste aimer
passer du temps avec sa cible. Histoire de cerner le personnage et
d’évaluer l’homme qui se cache derrière le footballeur, aussi
talentueux soit-il. « J’ai pris un rendez-vous avec un joueur
dans un café qui se trouvait près de très belles boutiques pour
faire du shopping, narre-t-il en guise d’exemple. Je lui
ai dit: « Viens, on va faire un tour et parler ». Le
joueur est entré dans le premier magasin, puis dans le deuxième, le
troisième… Il a dépensé beaucoup d’argent… » Et n’a pas signé
de contrat avec la référence des conseillers sportifs.




