Les contrats NBA poursuivent leur envolée, et les salaires avec. Pour preuve, cette saison : 15 joueurs toucheront au moins 50 millions de dollars de salaire annuel ! Désormais, pour intégrer le Top 50 des joueurs les mieux payés, il faut gagner environ 35 millions de dollars, soit environ trois millions de dollars par mois, ou 2,6 millions d’euros !
Cette inflation accompagne logiquement la progression du « salary cap », fixé à 165 millions de dollars, soit une hausse de 6,5 %. Après la renégociation du contrat TV pour plusieurs dizaines de milliards de dollars, le plafond salarial a augmenté d’un peu plus de dix millions de dollars en un an, entraînant mécaniquement une revalorisation des contrats maximums. Et ce n’est pas terminé…
Stephen Curry, premier joueur au-dessus des 60 millions
Pour la neuvième saison d’affilée, Stephen Curry domine le classement. Le meneur des Warriors percevra 62,6 millions de dollars et deviendra le premier joueur de l’histoire à franchir la barre des 60 millions sur une saison.
Tout juste prolongé pour deux années supplémentaires, il devance Nikola Jokic, qui touchera 59 millions. Giannis Antetokounmpo, Anthony Davis et Jayson Tatum suivent avec environ 58,5 millions, juste devant Joel Embiid.
Derrière eux, Devin Booker, Jaylen Brown, Karl-Anthony Towns et Jimmy Butler complètent un Top 10 dont tous les membres gagneront plus de 56 millions. À Golden State, les seuls salaires de Curry et Butler approcheront ainsi les 120 millions, soit environ 72 % du salary cap !
Heureusement, les franchises peuvent le dépasser en utilisant diverses exceptions, mais s’exposent à la « luxury tax » et aux restrictions de plus en plus fortes associées aux deux « aprons ».
Cette saison, le premier « apron » est placé à 209 millions de dollars et le second à 221,7 millions. Les équipes les plus dépensières disposent donc encore d’une marge au-dessus du plafond salarial, mais leurs possibilités de recrutement et de transfert se réduisent à mesure qu’elles franchissent ces différents seuils.
Plus de 35 millions pour entrer dans le Top 50
La suite du classement illustre la généralisation des contrats maximums. Arrivé à Boston, Paul George reste au-dessus des 54 millions, tandis que Kawhi Leonard, Cade Cunningham, Donovan Mitchell, Evan Mobley et Jamal Murray dépassent les 50 millions.
Dans la deuxième moitié du Top 50 apparaissent plusieurs joueurs plus jeunes dont les prolongations après leur contrat rookie sont entrées en vigueur. C’est notamment le cas de Paolo Banchero, Chet Holmgren et Jalen Williams, qui toucheront chacun environ 41,5 millions.
À l’inverse, le champion NBA et MVP des Finals Jalen Brunson n’arrive qu’aux alentours de la 46e place avec 37,7 millions de dollars. Une situation qui rappelle l’effort consenti par le meneur lors de sa prolongation avec les Knicks.
La frontière du Top 50 se situe autour des 35 millions avec Jrue Holiday. Une somme qui représentait encore le plus gros salaire de toute la NBA moins de dix ans auparavant.
Rudy Gobert, seul Français du Top 50
Avec 36,5 millions de dollars, Rudy Gobert est le seul Français à apparaître parmi les cinquante joueurs les mieux payés de la saison. Le pivot des Wolves occupe la 47e place du classement. Son salaire passera à 38 millions en 2027/28 s’il active son option. Son contrat actuel, signé pour trois ans et 109,5 millions, lui permet donc de rester provisoirement le basketteur français le mieux rémunéré en NBA.
Cette première place française ne reflète toutefois plus la hiérarchie sportive actuelle. Troisième du vote du MVP en 2026, Victor Wembanyama touchera seulement 16,9 millions de dollars en 2026/27, soit moins de la moitié du salaire de Rudy Gobert.
L’intérieur des Spurs a pourtant signé cet été une prolongation de cinq ans estimée à 252 millions de dollars. Mais celle-ci ne prendra effet qu’en 2027/28, une fois son contrat rookie arrivé à son terme.
Son salaire passera alors à environ 43,5 millions de dollars, avant d’augmenter progressivement jusqu’à 57,4 millions lors de la dernière année, sur laquelle il possède une option. Victor Wembanyama deviendra donc dès la saison prochaine le Français le mieux payé de la ligue, même si la progression générale des salaires compliquera son entrée immédiate parmi les toutes premières places.
La jeune génération encore encadrée par la « rookie scale »
DerrièreVictor Wembanyama, les autres jeunes français restent eux aussi soumis à la grille salariale des rookies. Numéro 1 de la Draft 2024, Zaccharie Risacher percevra ainsi 13,8 millions de dollars avec Dallas, tandis qu’Alex Sarr gagnera environ 12,4 millions à Washington.
Bilal Coulibaly touchera 9,2 millions et Tidjane Salaün un peu plus de 8,2 millions. En 2026/27, Rudy Gobert reste donc le seul représentant français au sein de l’élite salariale. Mais dès la saison suivante, le centre de gravité financier du basket français basculera définitivement vers San Antonio, tandis que Alex Sarr devrait aussi être récompensé d’un très gros contrat s’il confirme sa très bonne saison sophomore.
Salaires des joueurs — NBA 2026-27
Salaire, du plus élevé au plus bas
50 contrats — balldontlie.io




