Humilié à domicile par Aarhus (30-38), Montpellier a livré une prestation inquiétante, sans jamais trouver les solutions face aux Danois. Une nouvelle désillusion qui compromet sérieusement les ambitions européennes du MHB, désormais privé de son destin en Ligue des champions.
Comme son rival nantais la veille, Montpellier joue gros. Fanni à Aarhus (36-32), le MHB affiche un visage conquérant, du moins lors de l’hymne de l’EHF. Une détermination vite envolée. Privés de leur capitaine Valentin Porte, les Héraultais butent d’entrée sur les poteaux et Magnus Petersen (4-3, 9’). Malgré un jeu plus vertical et des espaces trouvés sur les ailes, Aarhus répond du tac au tac.
Johan Hansen prend le dessus sur Rémi Desbonnet, tandis que les erreurs montpelliéraines face à la cage danoise désertée se paient cash (8-11, 20’). Sans forcer, les Danois prennent le large (12-18, 27’), provoquant les sifflets du FDI Stadium. Avec seulement 52 % de réussite au tir, les Montpelliérains affichent un visage sans âme, abattus de voir le même scénario se répéter inlassablement. Le MHB peut s’estimer heureux de regagner les vestiaires avec « seulement » quatre longueurs de retard (14-18, mi-temps).
Montpellier sombre, impuissant face à la leçon danoise
Au retour des vestiaires, pas le choix : il faut renverser la table. Mais il faut croire qu’aucun Montpelliérain, à l’exception du jeune Lucas Guigon, n’a envie de taper du poing. Face à un jeu à sept quasi systématique, le pivot Andreas Rasmussen est trouvé trop facilement dans le dos de la défense, se permettant même de dribbler devant la zone pour se replacer. Mais, encore une fois, aucune réaction (18-23, 38’). Un MHB méconnaissable reçoit une leçon de la part du septième du championnat danois, qui trouve des solutions sur de simples prises de bloc (19-26, 43’). Un contraste saisissant entre la justesse danoise et les difficultés montpelliéraines à sortir proprement un ballon du secteur central (23-31, 49’).
Difficile d’en dire davantage sur le contenu, tant Aarhus domine et humilie une équipe héraultaise fantomatique sans son capitaine (24-35, 55’). Les Danois auront joué juste, sans jamais avoir besoin de forcer leur talent qui était jusque ici méconnu. La maison héraultaise est en perdition et de nombreuses questions restent en suspens. Erick Mathé, qui, comme ses joueurs, n’a pas proposé grand-chose face à ce jeu à sept danois, voit son équipe sortir par la petite porte de la compétition reine. Du moins, les Montpelliérains n’ont plus leur destin entre leur mains (30-38, fin du match).
Ilann Thuel














