Alex Eala a lancé sa saison sur les chapeaux de roues et a évolué à un très haut niveau tout au long de l’année.
Malgré quelques passages plus irréguliers, son exercice peut être qualifié d’excellent. De nombreux observateurs estiment déjà que la Philippine a le potentiel pour s’installer un jour parmi les toutes meilleures joueuses du circuit.
Les spécialistes et les analystes saluent sa progression. Mais pour atteindre les sommets, Alex Eala doit encore faire évoluer certains aspects de son jeu. C’est en tout cas l’avis de Brad Gilbert.
La Philippine de 21 ans a franchi un cap important sur le circuit WTA cette saison. Toutefois, certains secteurs de son tennis peuvent encore progresser, notamment selon l’ancien entraîneur de Coco Gauff, Brad Gilbert.
Eala a atteint le troisième tour de l’US Open avant de s’incliner face à Iva Jovic (7-5, 3-6, 7-5), au terme d’un match de plus de trois heures disputé sur le court Arthur-Ashe. Elle a eu des opportunités dans la manche décisive et menait 4-2, mais Jovic a remporté cinq des six derniers jeux pour rallier le quatrième tour.
Cette défaite a mis un terme à la saison d’Eala en Grand Chelem. La joueuse quitte néanmoins New York au 18e rang mondial, après une année marquée par son premier titre sur le circuit WTA, décroché à Washington, ainsi qu’un huitième de finale à Wimbledon.
Gilbert a suivi son match contre Jovic et estime que le service doit être le premier secteur à travailler s’il faisait partie de l’équipe de la Philippine.
Pour Gilbert, Eala doit encore progresser au service
Invité du podcast The Big T Podcast, Gilbert a souligné qu’Eala engageait parfois sa première balle aux alentours de 73 miles par heure, soit environ 117 km/h. Selon lui, une telle vitesse peut davantage passer sur le circuit féminin, mais elle limite la pression que la joueuse peut exercer sur ses adversaires dès le début de l’échange.
«That shot needs a lot of work,» Gilbert said.
L’entraîneur américain a également expliqué qu’Eala ne disposait pas encore d’un service extérieur de gauchère suffisamment efficace pour ouvrir rapidement le court. À ses yeux, une amélioration dans ce domaine pourrait faire progresser l’ensemble de son tennis.
«I think her game will go up exponentially,» Gilbert claimed.
Les statistiques du match contre Jovic expliquent également pourquoi le service s’est retrouvé au centre des discussions. Eala a passé 64 % de premières balles, mais n’a remporté que 56 % des points disputés derrière celles-ci, ainsi que 36 % des points derrière sa seconde balle. Elle a été breakée à neuf reprises au cours de la rencontre.
Ses deux premiers tours avaient pourtant été bien plus convaincants. Eala n’avait concédé aucun jeu de service face à Mary Stoiana au premier tour, avant de ne perdre sa mise en jeu qu’à deux reprises contre Oleksandra Oliynykova au deuxième tour.
Le service d’Eala faisait déjà parler avant les commentaires de Gilbert. Aux Philippines, certains supporters lui ont même donné le surnom de «Fookelya serve» pour décrire sa mise en jeu plus lente et parfois déroutante. Avant l’US Open, Eala avait toutefois reconnu ne pas être totalement à l’aise avec cette appellation.
«I work so hard for my serve,» she said. Eala a également expliqué qu’elle «would appreciate a more positive term», tout en admettant que les supporters ne l’utilisaient pas dans une intention négative.
Son entraîneur Joan Bosch a comparé ce service à un petit frère dont elle doit prendre soin, une image évoquée par Eala lorsqu’elle a abordé l’attention portée à cet aspect de son jeu.
Malgré son élimination, Eala retient les progrès réalisés à l’US Open
La défaite contre Jovic a été douloureuse, car Eala n’était pas loin d’atteindre pour la première fois le quatrième tour à New York. La 18e mondiale n’a toutefois pas quitté le tournoi avec le sentiment que tout avait été négatif.
La Philippine a estimé que cette rencontre différait de ses précédents duels face à Jovic. L’Américaine l’avait battue deux fois plus tôt dans la saison, mais cette fois, le match s’est décidé dans les derniers jeux de la troisième manche.
«I do think that I’ve grown as a player since the last time that we played each other,» Eala said.
Elle a également insisté sur le fait de n’avoir plus rien eu à donner après plus de trois heures passées sur le court.
«What I know for sure is that I left everything on the court,» she said.
L’un des faits marquants de son US Open a une nouvelle fois été le soutien massif du public philippin. Les supporters l’ont accompagnée durant ses trois tours et de nombreux drapeaux des Philippines étaient visibles dans les tribunes du court Arthur-Ashe lors du match contre Jovic.
«It’s indescribable to sum up the support and how it makes me feel in just a few words,» Eala said.
Très émue au moment d’évoquer le public, Eala a également expliqué mesurer la chance qui était la sienne de pouvoir jouer sur le court Arthur-Ashe et de bénéficier d’un tel soutien.
La Philippine ne prévoit pas de longue pause après New York. Elle devrait participer au Singapore Tennis Open avant de représenter les Philippines aux Jeux asiatiques, organisés au Japon.
«I love playing and competing with the Philippine team,» she said.




