Pas épargné par les critiques depuis le début de la
CAN,
Walid Regragui a su faire taire ses détracteurs au fil des matches.
Malgré la campagne de déstabilisation à son encontre, le
sélectionneur marocain a confirmé qu’il était l’homme de la
situation en parvenant à mener les Lions de l’Atlas jusqu’en
finale, qui se disputera ce dimanche (20 heures) contre le
Sénégal.
Dans sa quête, Walid Regragui peut en revanche compter sur le
soutien d’Hervé Renard. L’ancien sélectionneur du Maroc (2016-2019)
a dit tout le bien qu’il pensait de son prédécesseur lors d’une
interview accordée à Eurosport, reconnaissant que la
pression pouvait être forte au sein du Royaume, comme ailleurs.
« Oui, c’est lourd parfois. Mais ce n’est pas compliqué
qu’au Maroc. Il n’y a qu’à regarder les critiques que subit Didier
Deschamps, qui a été champion du monde comme joueur et comme
entraîneur. Et pourtant, on n’arrête pas de le remettre en cause.
Aujourd’hui, il y a plus de médias, de réseaux sociaux. Les
critiques sont multipliées par un nombre incalculable. Si j’avais
été à la place de Walid, je n’en aurais même pas parlé. Le plus
important pour lui, c’est d’avoir réussi une Coupe du monde 2022
stratosphérique en les qualifiant pour une demi-finale. Ensuite,
bien sûr, il a connu un petit trou avec une élimination en 8e de la
CAN mais ça arrive. Ce n’est jamais facile de digérer une telle
performance », a estimé le coach français.
Renard: « S’il gagne, c’est une statue qu’il faudra faire
à Walid »
Et Hervé Renard d’ajouter: « C’est facile de parler mais le
plus important, c’est que Walid ait eu une direction. On ne peut
pas démarrer pied au plancher et en gagner une à la fin : ça
n’arrive jamais. Les Marocains sont montés crescendo. Ils ont battu
le Cameroun et le Nigeria. Quoi qu’il arrive, c’est une réussite.
S’il gagne, c’est une statue qu’il faudra faire à
Walid. »
« ‘On gagne mais on ne joue pas bien’: c’est une
critique qu’on entend souvent même en France, a insisté
l’actuel sélectionneur de l’Arabie saoudite. Au Maroc, il y a
une passion énorme mais comme dans les pays de passionnés façon
Brésil ou Amérique du Sud en général. Plus il y a de passion, plus
il y a d’effervescence et plus c’est difficile de réussir.
Aujourd’hui, Walid est un demi-dieu, laissons-le
tranquille. » L’intéressé appréciera.




