Bien décidée à défendre son titre remporté au Qatar, l’Argentine lance sa Coupe du monde la nuit prochaine face à l’Algérie. Et l’Albicelester, qui garde forcément en mémoire son entrée en lice ratée, il y a quatre ans, face à l’Arabie Saoudite d’Hervé Renard, se veut particulièrement méfiante.
Et la méfiance est d’autant plus grande dans les rangs argentins que les nations africaines ont pour l’heure le plus souvent donné du fil à retordre aux cadors. En témoigne le bon match nul décroché par le Maroc face au Brésil (1-1) ou l’exploit signé par le Cap-Vert face à l’Espagne (0-0).
« L’Algérie est une équipe similaire au Maroc, a d’ailleurs souligné Lionel Scaloni, le sélectionneur argentin en conférence de presse. Elle joue de manière plutôt similaire, ils ont de grands joueurs, un grand entraîneur que je connais aussi et qui fait très bien jouer son équipe. Il n’y a pas d’adversaire facile. Chaque sélection a sa place en Coupe du monde, donc il ne faut jamais se relâcher. L’Algérie est une équipe qui nous préoccupe car elle possède des joueurs de très haut niveau. Ce sera un bon test, important mais pas décisif. »
Pas de plan anti-Messi
« Ils sont très musclés, très physiques… Ils ont joué avec une défense à trois, avec une défense à quatre, et on verra comment ils jouent demain. C’est une bonne équipe qui va nous donner du répondant », a poursuivi le technicien argentin, qui a évolué durant une saison sous les ordres de Vladimir Petkovic à la Lazio Rome (2012-2013).
L’Algérie, qui s’est offert le scalp des Pays-Bas durant la préparation, se veut ambitieuse. « Bien sûr, ce sera un match délicat contre l’un des favoris mais nous avons vu que rien n’est impossible. Nous devons y croire et travailler », a lancé Vladimir Petkovic, qui a par ailleurs affirmer ne pas vouloir mettre en place de plan anti-Messi : « Nous essayons de proposer quelque chose de différent et de dominer avec mon équipe. Je n’ai jamais fait un plan uniquement pour arrêter un joueur et ce ne sera pas le cas non plus demain. Mais nous cherchons à limiter ceux qui peuvent aider ces joueurs de grande classe à s’exprimer au mieux. »




