« Je pense que Carlos Alcaraz se fera éliminé dès le premier tour si son adversaire ne se met pas la pression », déclarait Greg Rusedski, qui s’interrogeait sur la décision de l’Espagnol de reprendre la compétition directement en Grand Chelem, après quatre mois et demi d’absence en raison d’une blessure au poignet droit.
Dans le dernier épisode de son podcast, dont les propos sont relayés par Tennis365, l’ancien numéro 4 mondial a partagé son analyse après la victoire d’Alcaraz contre Roman Safiullin (99e mondial) : 6–4, 6–4, 6–4, en 2h22 de jeu.
« Soyons honnêtes, il a eu beaucoup de chance que ce soit un match en trois sets. Si cela s’était prolongé sur quatre ou cinq sets, et que cela avait été un match physiquement exigeant… Imaginez s’il avait affronté quelqu’un comme Navone, qui a joué contre Djokovic, ce qui est un peu comme un mur humain, qui court toute la journée, impossible à percer. Mais Safiullin peut parfois manquer de régularité, il peut devenir très nerveux et on le voit rater des balles qu’il devrait réussir, et la tension a eu raison de lui. C’était donc un début de tournoi parfait pour Carlos. Le véritable test pour Alcaraz viendra lorsqu’il sera mis sous pression lors d’un match très physique et long, qui s’étendra sur quatre ou cinq sets. Son poignet tiendra‐t‐il le coup ? De mon point de vue, c’est un retour très impressionnant ; je n’ai que des compliments à adresser à lui et à son équipe pour ce qu’il a accompli lors de ce premier tour. La seule interrogation est : comment va son poignet aujourd’hui ? Comment le poignet va‐t‐il se comporter lors du prochain match ? Et sera‐t‐il capable de tenir le coup dans un tournoi disputé au meilleur des cinq sets ? »




