Auteurs d’une très belle première mi-temps (54-35), les Bleus se sont sérieusement compliqués la tâche avec un troisième quart-temps abyssal (14-27), avant de sauver les meubles pour prendre leur revanche sur les Serbes, grâce à un ultime layup au buzzer de Jaylen Hoard (91-90), étonnamment oublié par la défense adverse…
Beaucoup plus en vue qu’à Belgrade, Victor Wembanyama termine à 18 points, 5 rebonds et 2 contres dans son duel face à Nikola Jokic (34 points, 13 rebonds, 5 passes). Timothé Luwawu-Cabarrot (19 points) et Sylvain Francisco (20 points) ont été de solides lieutenants pour une Equipe de France qui reste clairement en rodage.
Un cinq plus équilibré
Trop approximatifs au match aller (90-87) à Belgrade, les Bleus veulent prendre leur revanche de retour à la maison, à Orléans. Pour l’occasion, Coach Fauthoux propose un nouveau cinq, a priori plus équilibré avec Jaylen Hoard en 4 et Terry Tarpey en 3. Et de fait, la France prend ce match par le bon bout, sur un 12-4 initial (5/8 aux tirs) qui force un temps mort rapide du côté serbe. Il faut dire que Nikola Jokic est plutôt bien tenu, par Hoard, bientôt relayé par Wemby… puis Gobert. En plus du pivot des Nuggets, Nikola Tanaskovic et Marko Guduric limitent la casse pour la Serbie, ce dernier inscrivant justement un 3-points au buzzer du premier quart (27-22)
En contrôle en ce début de partie, les Bleus se font une petite frayeur en deuxième quart, après un rebond offensif de Nikola Jovic qui réduit l’écart à 3 unités. Mais Timothé Luwawu-Cabarrot, qui est arrivé en retard au rassemblement, fait une entrée remarquée, à 3-points et à mi-distance, mais aussi au service de Wemby qu’il met sur orbite au alley-oop. Auteur de plusieurs conclusions en haute altitude, Victor Wembanyama en est à 12 unités à la pause, tout comme TLC. Sur un 22-8, les Bleus ont remis les points sur les i et, à la pause, ils sont à l’aise avec un matelas confortable de 19 points d’avance (54-35). Meilleur marqueur à la pause, avec 14 points, Jokic en est cependant à 4/15 aux tirs, un excellent ratio pour la défense tricolore.
La vilaine habitude des troisièmes quart-temps foireux
Appelé en renfort avec Rudy Gobert en «foul trouble», Maxime Raynaud a fait une courte apparition avant la pause. Mais c’est bien Victor Wembanyama et le cinq majeur initial qui sont de retour à la reprise. Mais, comme à Belgrade (et on serait tenté de dire comme souvent, historiquement…), le troisième quart est à nouveau un temps faible pour la troupe de Freddy Fauthoux. Les Serbes alignent un cinglant 22-8 qui les ramène illico presto sous la dizaine.
Les Bleus survivent d’expédients, d’un tir de Strazel à mi-distance par ci, d’une belle claquette d’Amine Noua (encore très propre) par là ; mais ils ne scorent que 14 points sur la période. Pire encore qu’à Belgrade (17)… Ils mènent encore avant la dernière ligne droite mais le danger serbe se rapproche (68-62).
Soudainement à cours d’inspiration en attaque, les Bleus encaissent un vilain 41 à 18 sur les 15 premières minutes de la deuxième mi-temps ! Un trou d’air immense qui permet aux Serbes d’égaliser et même de passer devant au tableau d’affichage grâce à Nikola Jovic de loin. Wembanyama revient au jeu, mais c’est surtout Sylvain Francisco qui enfile sa cape de superhéros, relançant la nation grâce à six points rapides, dont un panier plus la faute, et enfin, une excellente passe pour le dunk de Rudy Gobert.
Marko Guduric refait passer la Serbie devant (89-90) à quelques secondes de la fin mais la Serbie rate complètement son repli défensif et Jaylen Hoard peut inscrire le layup de la victoire au buzzer (91-90) !
Les Bleus ont donc encore soufflé le chaud et le froid… mais ils peuvent au moins se satisfaire du résultat final.
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Crédit photo : Lenoir/The Agency/FFBB




