Si les Bleus sont les grands
favoris de leur confrontation face au Paraguay, samedi, la chaleur
attendue à Philadelphie fait clairement les affaires des Guarani
selon le héros du France-Paraguay 98.
Comme en 1998, l’équipe de France a rendez-vous avec le
Paraguay, samedi, en huitièmes de finale de la Coupe du monde. Il y
a 28 ans, les Bleus avaient eu toutes les peines du monde à venir à
bout des Guarani, la bande à Aimé Jacquet devant attendre la
118e minute pour voir Laurent Blanc inscrire le but en
or.
Malgré la forme affichée par Kylian et consorts depuis le début
du Mondial, l’ancien défenseur central s’attend d’ailleurs à un
match difficile pour les Bleus. « Je trouve que cette équipe
actuelle ressemble beaucoup à celle que nous avions affrontée en
1998. Défensivement, elle ne lâche absolument rien. Elle reste très
dangereuse sur coups de pied arrêtés », a-t-il ainsi confié
dans une interview accordée au Parisien.
« A chaque ballon arrêté, les Paraguayens montent en nombre
et mettent énormément de pression. En revanche, ils restent très
prudents offensivement, très frileux. Leur priorité est d’abord de
bien défendre, puis d’essayer d’exploiter un contre si l’occasion
se présente », a-t-il développé.
« La chaleur favorise toujours l’équipe qui
défend »
Et à en croire le Cévenol, le Paraguay aura un allié de poids
face au Bleus: la chaleur. Le thermomètre devrait en effet flirter
avec les 40° , samedi, à Philadelphie et ces
témpératures favoriseront les Paraguayens. Et pas seulement parce
qu’ils sont plus habitués à ces conditions éprouvantes pour les
organismes.
« La chaleur favorise toujours l’équipe qui défend, a
expliqué Laurent Blanc. D’ailleurs, dans le football, beaucoup
de paramètres favorisent le bloc défensif. Une pelouse un peu
haute, un terrain moins arrosé, des températures élevées… Tout cela
ralentit le jeu et complique la tâche de l’équipe qui doit faire la
différence. Si nous ne marquer pas rapidement, cela devient encore
plus favorable à l’équipe la plus attentiste. Elle peut même finir
par inscrire un but sur un coup de pied arrêté. C’est un scenario
que l’on voit souvent. Mais au-delà de la météo, le message reste
le même: la France devra imposer son jeu. »




