La sénatrice paraguayenne autrice
d’immondes propos racistes à l’encontre de Kylian Mbappé après la
réponse du champion du monde tricolore en a remis une couche sur
les réseaux sociaux dans une lettre ouverte.
Trois jours après la qualification de l’équipe de France aux
dépens du Paraguay (1-0), la polémique ne désenfle pas. La faute,
depuis lundi, à Celeste Senadora, sénatrice paraguayenne, autrice
d’une immonde attaque raciste contre Kylian Mbappé. Tandis que
l’affaire est remontée jusqu’au plus haut sommet des deux pays, le
président du Paraguay et le ministère des Affaires étrangères du
pays sud-américain se désolidarisant de la sénatrice, l’attaquant
des Bleus ne s’est pas privé de lui répondre.
« Vous êtes une femme méprisable et indigne de sa
fonction, a-t-il ainsi écrit. Par votre inconscience et
votre racisme décomplexé, le monde entier a déjà oublié le parcours
et l’effort historique que vos joueurs ont réalisé durant cette
Coupe du monde pour laisser place à une dame incompétente donnant
la pire image possible de son pays. » Une réponse qui n’a pas
été du goût de l’intéressée.
Celeste Senadora s’est ainsi fendue d’une « carte ouverte
» dans laquelle elle dit son amour de la France, où elle vient
régulièrement, mais s’en prend une nouvelle fois à l’ancien
Parisien, dénonçant son arrogance et le menaçant de poursuites
judiciaires pour « violence de genre ».
« Violence de genre pure et dure! »
« Le problème est entre vous et moi, a-t-elle écrit
pour commencer. Je n’ai jamais rien dit contre la France, au
contraire, je suis avec vous, j’ai étudié dans un collège français
de mes 2 ans jusqu’à mes 17 ans, j’y ai terminé ma scolarité. Je
suis ce que je suis grâce au Collège de l’Immaculée Concepción et
je suis là grâce à la formation qu’il m’a donnée, nous chantions La
Marseillaise et nous honorions son drapeau avec le nôtre, je parle
français et j’adore visiter la France. Le dernier Noël, je l’ai
passé en famille à Courchevel et nous avons accueilli la nouvelle
année à Saint-Tropez. »
« Rien à voir avec la France, le problème c’est avec toi.
Ton arrogance et ton mépris m’énervent beaucoup depuis avant le
match, quand tu as dit: ‘s’il faut mettre les mains dans la merde,
allons y les mettre’, nous ne sommes pas stupides, nous comprenons
parfaitement que la merde, c’était l’équipe paraguayenne et que
l’équipe paraguayenne, nous sommes tous, a-t-elle poursuivi.
Ensuite tu as dit qu’ils allaient enlever le maquillage, nous
comprenons aussi, que vous êtes si élégants avec du maquillage et
nous, pauvres et bruts comme nous sommes. Nous ne savons même pas
ce que c’est. Tout le Paraguay s’est tu, moi y compris. Nous avons
encaissé. »
« Pendant le match, ton comportement arrogant se voyait, ton
mépris pour chaque joueur, comme s’ils étaient dégoûtants,
a-t-elle insisté. Quand tu as dit « la concha de tu
madre », une phrase extrêmement agressive en Amérique latine,
tu le savais. Et enfin, tu as méprisé la santé de notre gardien. Tu
ne lui as pas serré la main et tu lui as crié ta victoire au
visage. Tu as montré ton mépris, ton arrogance et ta mauvaise
éducation en une seconde. Moi, ça m’a fait mal, ça a fait mal à
tout mon pays. La France devrait te le reprocher. »
Celeste Senadora n’en est pas restée là. Après avoir expliqué
s’être « repentie » pour ses insultes racistes, regrettant
d’avoir reproduit des schémas qu’elle déteste et dont elle est
elle-même victime, la sénatrice a accusé Kylian Mbappé de «
violence de genre » et demandé qu’il se rétracte et présente
des excuses.
« Qui es-tu pour me traiter d’indigne ou de méprisable alors
que tu ne me connais même pas. Violence de genre pure et dure !
Violence politique contre une femme arrivée là avec le vote
populaire de son peuple. Justement, tu me méprises en raison du
genre, justement tu m’offenses parce que je suis une femme, tu
n’attaques ni ma couleur, ni mes préférences, tu n’attaques pas ma
condition de femme ni ma position politique. Rétracte-toi avec moi,
honore ta citoyenneté française et présente des excuses, sinon je
pourrai entamer des actions légales pour violence de genre»,
conclut-elle.




