Six jours après son entrée en
lice réussie face au Sénégal, l’équipe de Frace affronte l’Irak ce
lundi à Philadelphie. Et si côté Bleus, trois changements sont
attendus dans l’équipe de départ, le coach irakien a une drôle
d’idée pour contrer la force de frappe offensive
tricolore.
Les Bleus veulent confirmer. Après une première heure poussive,
les Bleus ont en effet terminé leur première rencontre face au
Sénégal pied au plancher, inscrivant trois buts dans la dernière
demi-heure. Le changement tactique décidé par Didier Deschamps à la
pause, avec Michael Olise repositionné au centre au détriment
d’Ousmane Dembélé, a semblé métamorphoser le visage de l’équipe et
la rencontre face à l’Irak doit permettre aux Bleus de poursuivre
sur leur lancée.
Trois changements n’en sont pas moins attendus côté tricolore
puisqu’aux avant-postes, si Michael Olise, Ousmane Dembélé et
Kylian Mbappé seront évidemment reconduits, Désiré Doué devra
laisser sa place à Bradley Barcola, auteur du deuxième but des
Bleus face au Sénégal quelques minutes seulement après son entrée
en jeu.
Au milieu de terrain, Aurélien Tchouameni, qui est resté en
salle, dimanche, devrait être suppléé par Manu Koné. Enfin en
défense, Lucas Digne aura une belle carte à jouer dans le couloir
droit, Théo Hernandez ayant une nouvelle fois été à la peine contre
le Sénégal.
« J’ai demandé si nous pouvions faire jouer trois
gardiens »
Depuis trois jours, Didier Deschamps prend soin de répéter à ses
joueurs qu’il faudra se méfier de l’Irak. En témoigne sa belle
résistance contre la Norvège en ouverture ou son match nul décroché
face à l’Espagne en préparation. « Est-ce que l’Irak, ça vous
dit quelque chose ? Ne les considérez pas dans votre tête comme une
petite équipe parce que ce n’est pas le cas », leur a-t-il
ainsi lancé dans une causerie captée par les caméras de la
Fédération française de football.
L’Irak se présente néanmoins comme le Petit Poucet. A tel point
qu’il a envisagé de jouer avec « trois gardiens » face aux
Bleus. « J’ai demandé si nous pouvions faire jouer trois
gardiens, mais on m’a répondu que non », s’est-il ainsi amusé
en conférence de presse lorsqu’il a été question de la manière de
contrer la force de frappe offensive des vice-champions du
monde.
« Affronter la France, c’est une formidable occasion pour
l’Irak, a-t-il souligné. Mes joueurs n’ont probablement
jamais affronté des adversaires d’un tel calibre mais nous allons
entrer sur le terrain en restant concentrés sur nous-mêmes.
»
« Nous ne pouvons pas contrôler la performance de la France,
mais nous pouvons contrôler la nôtre. Je veux que mes joueurs
soient prêts à montrer au monde ce qu’ils sont capables de faire
sur le terrain », a-t-il encore souligné, forcément inspiré
par les performances de Cap Vert face à l’Espagne ou de l’Iran
contre la Belgique.




