Voilà quinze jours – et trois matches – que Lucas Chevalier a
perdu sa place de titulaire dans la cage du PSG. Contre
Newcastle en Ligue des champions et face à Strasbourg et Marseille
en championnat, c’est Matvey Safonov qui a eu les faveurs de Luis
Enrique pour veiller au grain en tant que dernier rempart. Un choix
fort du coach espagnol qui n’est pas sans conséquence.
Ce jeudi en conférence de presse, le technicien ibère a laissé
entendre que la situation pourrait perdurer. « Ce n’est pas un
plan, il faut continuer dans ce qu’on pense être le meilleur choix
pour l’équipe. Cela change pendant la saison en raison des
blessures ou de mes décisions. On est ouvert à tout ce que nous
pouvons faire pour améliorer l’équipe. Il n’y a pas de hiérarchie
ou de numéro 1, 2 et 3. Je cherche toujours à améliorer
l’équipe. »
Rien de figé, donc, mais à cette heure précise, c’est bien le
Russe qui a l’avantage aux dépens de l’international
tricolore. Et cela n’a évidemment pas échappé à Didier
Deschamps. Ce jeudi, le sélectionneur des Bleus était à Bruxelles
pour le tirage au sort de la Ligue des nations, et l’intéressé a
été invité sur l’antenne de L’Equipe à réagir à la situation de
l’ancien Lillois. « Au mois d’octobre, beaucoup disaient que
Chevalier allait prendre la place de Maignan… Cela va vite en
football », constate le stratège bayonnais.
Un joueur isolé au PSG ?
« D’ici mars (et sa prochaine liste, ndlr), il peut
se passer beaucoup de choses. Je vous laisse animer les débats, il
y aura une réflexion approfondie parce que c’est un poste
particulier, poursuit Didier Deschamps. Je ne vais pas
dire que tout le monde a sa chance. Il y a de bons gardiens, on les
suit. C’est un poste vraiment très spécifique avec l’expérience qui
est importante. On a encore du temps. Evidemment que la situation
de Lucas n’est pas la meilleure pour lui – et pour nous – mais
après il est dans un club et c’est Luis Enrique qui décide…
»
Sur RMC, l’ancien gardien de but devenu consultant Jérôme Alonzo
ne cache pas sa préoccupation pour le jeune portier parisien. «
Aujourd’hui, si on parle de posture et d’importance, avec ce
que j’ai comme retour et ce que je vois du body language des
joueurs quand Safonov est sur le terrain, je pense que la balance
penche du côté du Russe. Souvent, Lucas Chevalier, je trouve qu’il
est seul, je trouve que c’est un homme seul. Je n’ai pas vu de main
se lever pour parler de lui, pour l’aider, l’épauler et
l’accompagner… »




