Dans ce Mondial, les équipes ne seront pas éliminées après la phase de groupes. À Bakou, les jeunes footballeurs engagés dans la Coupe du monde et le Festival FIFA U15 continueront de jouer jusqu’à la dernière journée, quelle que soit leur place après la phase de groupes. C’est l’une des particularités de cette édition inaugurale masculine, qui débute samedi 24 octobre 2026 dans la capitale de l’Azerbaïdjan.
L’événement réunira 189 associations membres de la FIFA. Pour 78 d’entre elles, il s’agira même d’une première participation à une Coupe du monde FIFA, chez les hommes comme chez les femmes, toutes catégories d’âge confondues. Au-delà du nombre d’équipes, l’objectif est d’offrir une expérience internationale à des jeunes qui n’y ont pas tous le même accès.
Des rendez-vous africains dès la phase de groupes
Plusieurs sélections africaines figurent au programme, avec des confrontations entre pays du continent dès les premiers jours. Le Sénégal et le Cameroun se retrouvent dans le groupe K, aux côtés du Bahreïn, de la Grenade, de l’Inde et du Laos. La République démocratique du Congo, la Tunisie et la Guinée-Bissau partagent, elles, le groupe D avec le Brésil, le Salvador et le Népal.
L’Algérie et le Malawi évolueront dans le groupe B, tandis que la Côte d’Ivoire et la Mauritanie se côtoieront dans le groupe Y. Le Congo est placé dans le groupe E, le Maroc dans le groupe F et le Gabon dans le groupe I.
Le Bénin figure dans le groupe L, le Mali dans le groupe O, Maurice dans le groupe R et Madagascar dans le groupe T. Cette présence, qui ne résume pas à elle seule la représentation africaine, permettra aux jeunes joueurs de rencontrer des adversaires aux habitudes de jeu différentes.
Pour ces sélections, la progression ne dépendra donc pas uniquement de leur classement. Enchaîner les matches, s’adapter à de nouveaux adversaires et apprendre à gérer les efforts feront aussi partie de l’expérience.
Huit contre huit, quarante minutes et des touches au pied
Le format s’éloigne de celui d’une Coupe du monde classique. Les équipes joueront à huit contre huit, sur des terrains de 68 mètres sur 47. Les rencontres comprendront deux périodes de vingt minutes, avec des remplacements illimités. Autre adaptation : les remises en jeu latérales s’effectueront au pied.
Ces règles doivent favoriser les interventions sur le ballon, les prises de décision et les échanges rapides. Elles répondent à une priorité : donner aux joueurs davantage d’occasions de participer au jeu, plutôt que de reproduire à l’identique les conditions du football senior.
Chaque sélection doit disputer au moins neuf matches, certaines allant jusqu’à dix. Près de 950 rencontres sont prévues sur six journées de compétition, pour plus de 3 000 participants, joueurs, entraîneurs et officiels compris. La majorité des matches se déroulera au complexe de Hovsan, tandis que le Crystal Hall de Bakou accueillera l’ouverture et les finales de niveaux.
Six niveaux pour poursuivre le tournoi jusqu’au bout
La première phase se disputera du 24 au 26 octobre. Après une journée de repos le 27, les équipes poursuivront la compétition du 28 au 30 octobre dans six niveaux, déterminés par leurs résultats initiaux.
Chaque niveau désignera son vainqueur. Le lauréat du niveau A remportera le titre de la Coupe du monde et du Festival FIFA U15. Pour les autres sélections, l’intérêt restera de poursuivre leur parcours face à des équipes d’un niveau plus proche du leur, au lieu de rentrer après une élimination précoce.
Apprendre aussi en dehors du terrain
Les délégations seront hébergées dans un même village des athlètes. Des activités éducatives, des programmes consacrés aux compétences de vie et un espace d’apprentissage compléteront les rencontres. Les échanges entre joueurs et encadrements de différents pays font partie du projet.
Arsène Wenger, directeur du Développement du football mondial de la FIFA, défend cette idée : les talents sont présents partout, mais les possibilités de se former et de se mesurer à des adversaires internationaux restent inégales. Le rendez-vous de Bakou doit contribuer à réduire cet écart dès les premières étapes du parcours des joueurs.
Cette édition masculine ouvre une séquence appelée à s’élargir : un tournoi féminin est prévu en 2027, puis deux compétitions distinctes, masculine et féminine, doivent être organisées chaque année à partir de 2028, avec une invitation à l’ensemble des associations membres.
À Bakou, les représentants africains auront donc plusieurs occasions de se montrer, de corriger leurs erreurs et de rejouer. Le premier apprentissage de ce Mondial tiendra aussi à cela : un match manqué ne mettra pas un terme à leur semaine.














