Une polémique chasse l’autre à la Coupe du monde 2026. Moins de 24 heures après l’arbitrage scandaleux d’Ilgiz Tantashev lors de France-Paraguay, la FIFA se retrouve de nouveau dans la tourmente. La faute à l’annulation de la suspension de Folarin Balogun, survenue, dimanche, après plusieurs appels téléphoniques directs de Donald Trump à Gianni Infantino.
Cette décision de la commission d’appel de la FIFA d’annuler la suspension de l’attaquant américain, exclu lors du match précédent pour un geste violent, a en effet suscité une vague d’indignation planétaire. Pour le monde du football, la haute instance du football mondial a commis une très grave erreur en se mettant à genoux devant la géopolitique.
Le sélectionneur français des Diables Rouges, Rudi Garcia, a littéralement explosé en conférence de presse à la veille de ce huitième de finale électrique, jouant la carte de l’ironie pour fustiger ce renoncement. « Je ne savais pas qu’à la Coupe du monde de la FIFA, le 5 juillet était devenu le 1er avril et que c’était le jour du poisson d’avril », a-t-il fulminé.
« Ce n’est pas bon pour le sport «
Revenant immédiatement au sérieux de la situation, il a appuyé la démarche de sa fédération en insistant sur la portée éthique de l’indignation belge. « Nous ne défendons pas seulement l’équipe nationale ou la fédération, nous défendons le football avec son éthique et son intégrité. »
La Fédération Royale Belge de Football (RBFA) a de son côté publié un communiqué cinglant pour se dire « stupéfaite » et rappeler la violation flagrante de l’équité sportive : « L’article 66.4 du Code disciplinaire prévoit qu’un carton rouge entraîne automatiquement une suspension pour le match suivant. Il en a d’ailleurs été ainsi pour tous les cartons rouges distribués jusqu’à présent. Afin de préserver les droits légitimes de l’ensemble des pays participants ainsi que les principes fondamentaux du fair-play (…), la RBFA poursuit un examen approfondi de ce dossier. »
En Angleterre, sur le plateau de Sky Sports, l’ancien international Gary Neville a dit son écœurement face à cette situation. « Ça pue. Si le pouvoir politique commence à dicter qui peut jouer ou non un match éliminatoire de Coupe du monde, alors l’intégrité de la compétition est morte », a-t-il lancé.
Tout à sa joie après la qualification de la Norvège face au Brésil, Stale Solbakken a également pesté contre la « grosse erreur de la FIFA » et la « très, très, très, très, très mauvaise décision ». « Ce n’est pas bon pour le sport », a-t-il renchéri.




