Dans la foulée de l’élimination
du Brésil face à la Norvège (2-1) en huitièmes de finale de la
Coupe du monde, Neymar a annoncé la fin de sa carrière
internationale.
L’histoire retiendra que la boucle s’est bouclée là où tout
avait commencé, seize ans plus tôt, sur la pelouse du MetLife
Stadium du New Jersey. Dimanche soir, le couperet est tombé pour le
Brésil, éliminé dès les huitièmes de finale de la Coupe du monde
2026 par une vaillante équipe de Norvège (1-2) portée par un doublé
d’Erling Haaland.
Mais au-delà de la déroute sportive d’une Seleção
méconnaissable, c’est une page monumentale et tumultueuse du
football brésilien qui s’est définitivement tournée dans les
couloirs du stade américain : abattu, le visage rougi par les
larmes, Neymar a annoncé officiellement la fin de sa carrière
internationale à l’âge de 34 ans.
Entré en cours de seconde période pour tenter de forcer le
destin, le joueur du Santos FC a traversé cette fin de rencontre
comme un résumé de sa carrière en sélection : entre gestes
d’agacement, cartons évitables et un ultime sursaut. C’est lui qui
a réduit l’écart à la 90+10e minute en transformant avec sang-froid
un penalty, mais le miracle n’a pas eu lieu.
« J’ai essayé de toutes mes forces »
Au coup de sifflet final, rattrapé par la désillusion, l’ancien
Parisien s’est effondré sur la pelouse avant de livrer ses mots
d’adieu en zone mixte, confirmant que son grand rêve d’accrocher
une sixième étoile au maillot auriverde venait de s’éteindre.
« J’ai essayé. J’ai essayé de toutes mes forces. Tout a
commencé ici, au MetLife Stadium, lorsque j’ai fait mes débuts en
équipe nationale en 2010. Et aujourd’hui, ça se termine au même
endroit. C’est fini maintenant, je ne porterai plus ce maillot
», a soufflé Neymar, la voix brisée par l’émotion.
Rappelé par Carlo Ancelotti pour encadrer la nouvelle génération
après une longue éclipse, Neymar quitte la sélection avec un statut
statistique inégalé : 130 sélections et surtout 80 buts, ce qui le
place à jamais comme le meilleur buteur de l’histoire de la
Seleção, devant le roi Pelé. Pourtant, malgré ce record et un titre
olympique en 2016, cette retraite internationale laisse un
arrière-goût d’inachevé tant le joueur aura été escorté par les
blessures et les désillusions lors des grands rendez-vous
planétaires.




