Après la nette victoire du Maroc
contre le Canada (3-0) en huitièmes de finale de la Coupe du monde
2026, la prestation de l’arbitre Michael Oliver est assez
critiquée.
S’il y a bien une tendance que l’on peut observer depuis le
début de la Coupe du monde 2026, en ce qui concerne l’arbitrage,
c’est celle-ci. A chaque rencontre, les arbitres ont tendant à
beaucoup laisser jouer. Ce qui permet de garder du rythme dans le
jeu, malgré les pauses fraîcheurs à chaque période
Jusqu’ici, tout était à peu près cohérent. Jusqu’au début des
huitièmes de finale, samedi, où l’on aura vu deux façons d’arbitrer
totalement différentes. Ainsi, alors que le laxisme de M. Tantashev
a été pointé du doigt lors de Paraguay-France, Michael Oliver a été
critiqué pour sa sévérité lors de Canada-Maroc.
Le bilan ? 38 fautes au total, et 8 cartons jaunes (quatre pour
chaque équipe). C’est même la première fois dans un match de Coupe
du monde que l’on recense plus de cartons jaunes (6) et que de tirs
(5) lors d’une première période, selon Opta, dont les données
démarrent en 1966 sur ce sujet.
Michael Oliver a dégainé les cartons
Ce bilan disciplinaire tranche avec celui de Paraguay-France, où
l’arbitre ouzbek n’a sifflé que 24 fautes (dont seulement 13 à
l’encontre du Paraguay), et sorti seulement trois cartons jaunes…
tous contre les Bleus.
En voyant les deux rencontres coup sur coup, il paraît
surréaliste de penser que l’arbitre a beaucoup plus sévi lors d’un
Canada-Maroc joué dans un esprit correct que lors de ce
Paraguay-France qui a beaucoup fait jaser. Qu’aurait donné le match
des Bleus si Michael Oliver avait été au sifflet ? On peut se poser
la question. Mais le règlement de la Fifa ne permet pas la
nomination d’un arbitre anglais pour un match d’un pays européen
contre une nation d’un autre continent.




