Auteur de sa plus petite production dans cette campagne de playoffs lors du Game 1, De’Aaron Fox voulait se racheter la nuit passée lors de la deuxième manche face aux Wolves. Sans marquer beaucoup plus, il y est parvenu en affichant une agressivité supérieure, à l’image de son équipe.
Ce n’était d’ailleurs sans doute pas un hasard si la toute première possession jouée par les Spurs lui a été consacrée : un écran en tête de raquette de Victor Wembanyama pour le libérer de la pression de Jaden McDaniels. Le gaucher s’est ainsi rapproché du cercle, mais n’a pas converti son « floater » devant Rudy Gobert.
Reste que cette première tentative contrastait avec le Game 1, dans lequel il avait patienté dix bonnes minutes avant de déclencher son premier tir. Dans les minutes suivantes de ce Game 2, De’Aaron Fox, profitant toujours des écrans de « Wemby », a continué à agresser la défense des Wolves, pour fixer ou finir lui-même. En résumé : le meneur, accompagné de son intérieur, a lancé les Spurs sur de bons rails.
« Nous sommes à notre meilleur niveau lorsqu’il est en mode attaque. Il a probablement l’effet le plus fort sur notre équipe quand il impose le rythme, car vous avez Stephon (Castle) et Dylan (Harper) qui suivent. Ensuite, nos shooteurs obtiennent des tirs en transition, Victor joue dans l’espace, et ainsi de suite », énumère Mitch Johnson.
Ne pas attendre le « money time » pour se montrer
Son meneur a ainsi fait oublier sa performance à 10 points, 5/14 aux tirs et 6 ballons perdus, avec une copie plus propre : 16 points à 5/10, 2 passes et 2 interceptions en 26 minutes. Surtout, les Spurs ont affiché un +24 lorsqu’il était sur le parquet, le meilleur différentiel parmi les titulaires. Sans oublier un investissement défensif remarqué.
« Lorsqu’il joue ainsi et qu’il défend aussi sur le porteur de balle comme il l’a fait, il est notre catalyseur. Au début et à la fin des matchs, si vous repassez nos meilleurs moments, il est généralement au cœur de tout ça. Je n’avais donc pas besoin de le mettre au défi », note son coach.
De son côté, « Wemby » connaît l’impact de son coéquipier et l’importance de bien communiquer avec lui. « En tant que poseur d’écrans le plus imposant de l’équipe et principal porteur de balle, avec d’autres gars à ses côtés, on va avoir le ballon souvent. Il est plus expérimenté que la plupart d’entre nous, on doit donc continuer à communiquer, particulièrement en défense », note le Français.
Bien qu’il soit désormais pleinement intégré au système texan, l’ex des Kings doit veiller à ne pas trop s’oublier. Mitch Johnson admet qu’il devrait peut-être le lui rappeler plus souvent. Car selon le coach, « quand vient le moment pour lui d’imposer sa volonté, cela n’a pas forcément besoin d’être durant les quatre dernières minutes ».




