Sur le papier, rien ne le destinait à être l’un des héros de ce comeback historique et de ce Game 6 face au Magic. Troisième pivot de l’effectif, globalement barré par Jalen Duren et Isaiah Stewart, Paul Reed n’avait joué qu’une seule des cinq premières rencontres de la série. Alors même qu’il vient de signer sa meilleure saison en carrière avec près de 8 points de moyenne en 13 minutes.
Mais vendredi, JB Bickerstaff a fait appel à lui à quatre minutes de la fin dans le troisième quart-temps, alors que les Pistons étaient encore menés de 17 points. Un coup de poker payant ! « Il nous a remis dans le match, et on a gagné un match important grâce à lui » résume Cade Cunningham, qui compare Reed à « un doudou » qui rassure.
En fait, Paul Reed a transformé l’essai en quelques possessions. Une coupe, une passe de Cade Cunningham, un panier facile. Deux lancers-francs. Un contre sur Goga Bitadze. Un rebond offensif. Un autre contre, sur Desmond Bane. Au tableau d’affichage, l’écart est passé sous la barre des 10 points.
Une doublure en confiance
Et JB Bickerstaff l’a relancé pour démarrer le quatrième quart-temps, et Paul Reed a continué à plomber le Magic possession après possession, pendant que Detroit recollait au score, puis passait devant.
Sa particularité ? Cette capacité à marquer avec des tirs très haut, qui peuvent rebondir plusieurs fois avant de retomber dans le cercle. « Cela semble peu orthodoxe par moments, mais ses tirs trouvent le chemin du filet », résume Duncan Robinson, qui appelle ça du « chamallow ».
En 11 minutes de jeu, Paul Reed compile 6 points, 6 rebonds et 3 contres, et son coach estime qu’il « incarne l’état d’esprit » du groupe. Pour l’intéressé, tout est une question de confiance, et il sait que son coach et ses coéquipiers comptent sur lui pour peser sur un match sur de courtes séquences.
« J’essaie de rester aux bons endroits, de rester stable dans ma tête et dans mes émotions pour pouvoir aller sur le terrain et avoir un impact. Mes coéquipiers savent ce que j’apporte. Ils croient en moi. Ça aussi, ça change tout », conclut l’intéressé, qui pourrait jouer un rôle décisif ce soir dans le Game 7.
| Paul Reed | Pourcentage | Rebonds | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saison | Equipe | MJ | Min | Tirs | 3pts | LF | Off | Def | Tot | Pd | Fte | Int | Bp | Ct | Pts |
| 2020-21 | PHI | 26 | 6:48 | 53.8 | 0.0 | 50.0 | 1.2 | 1.2 | 2.3 | 0.5 | 1.1 | 0.4 | 0.5 | 0.5 | 3.4 |
| 2021-22 | PHI | 38 | 7:57 | 56.3 | 25.0 | 42.9 | 1.2 | 1.3 | 2.4 | 0.4 | 1.5 | 0.9 | 0.3 | 0.4 | 3.1 |
| 2022-23 | PHI | 69 | 10:57 | 59.3 | 16.7 | 74.5 | 1.6 | 2.2 | 3.8 | 0.4 | 1.8 | 0.7 | 0.7 | 0.7 | 4.2 |
| 2023-24 | PHI | 82 | 19:23 | 54.0 | 36.8 | 71.8 | 2.4 | 3.6 | 6.0 | 1.3 | 2.4 | 0.8 | 0.8 | 1.0 | 7.3 |
| 2024-25 | DET | 45 | 9:44 | 50.7 | 28.6 | 76.2 | 0.9 | 1.8 | 2.7 | 1.0 | 1.7 | 0.9 | 0.6 | 0.6 | 4.1 |
| 2025-26 | DET | 65 | 13:52 | 61.7 | 32.5 | 66.4 | 2.0 | 2.5 | 4.5 | 1.2 | 1.8 | 0.9 | 0.9 | 0.9 | 7.8 |
Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.




