Arbitre du barrage remporté mardi
soir par la Bosnie-Herzégovine contre l’Italie (1-1, 4-1 tab),
Clément Turpin est pris pour cible.
Comme un air de déjà-vu. Mardi soir, l’Italie s’est inclinée
contre la Bosnie-Herzégovine aux tirs au but (1-1, 1-4 tab), en
finale des barrages européens de la Coupe du monde
2026. Une terrible désillusion de plus pour une sélection
transalpine qui a déjà raté les deux dernières éditions, en Russie
et 2018 et au Qatar en 2022. À qui la faute ?
Si les raisons de ce nouveau fiasco sont multiples, nombreux
sont ceux à avoir désigné Clément Turptin comme l’un des
responsables de l’élimination de la Nazionale. Déjà au sifflet pour
le précédent barrage traumatisant face à la Macédoine du Nord, il y
a quatre ans, l’arbitre français a effectivement eu un rôle
important dans cette rencontre.
Il n’a ainsi pas hésité à sortir le rouge pour un tacle
d’Alessandro Bastoni sur Amar Memic, qui filait au but
(41e). Une décision logique. Ce que lui ont reproché à
chaud les Italiens, c’est qu’il n’a ensuite pas appliqué le même
raisonnement lorsque Marco Palestra a été fauché par Tarik
Muharemovic à l’entrée de la surface, en prolongation
(103e).
Clément Turpin pris pour cible
« C’est rouge ! C’est rouge ! », « Une
décision incompréhensible », « Comment est-ce possible
que cela ne soit pas rouge ? », « Pourquoi il ne va pas à
la vidéo ? », ont alors tonné les commentateurs de la
Rai, des propos relayés par le journaliste Guillaume Pacini sur X
(anciennement Twitter). Il y a matière à s’interroger, surtout à ce
moment-là du match.
Copieusement insulté sur les réseaux sociaux et accusé d’être
« en mission » contre les Azzurri, Clément
Turpin n’a en revanche pas été trop accablé par Gennaro Gattuso,
qui a assumé cette défaite. « Je ne veux pas parler de
l’arbitrage, je ne veux parler de rien car, au final, ce qu’il
s’est passé est juste. C’est ça le football », a-t-il
réagi au coup de sifflet final.
« Je présente personnellement mes excuses, parce qu’on
n’a pas atteint notre objectif, mais mes joueurs m’ont
impressionné, a ajouté le sélectionneur italien, au bord des
larmes. Je suis fier de mes joueurs, pour leur prestation, pour
tous leurs efforts, pour l’amour qu’ils ont montré durant ce match.
Mais c’est le football (…), ça fait mal. »




