Successeur de Didier Deschamps à
la tête de l’équipe de France, Zinédine Zidane va être intronisé
mardi prochain et prendra les rênes des Bleus. Bâtir un staff
technique étoffé était pour lui une condition sine qua
non.
Zinédine Zidane sélectionneur de l’équipe de France, ce sera une
réalité dès mardi prochain lors d’une conférence de presse donnée
par Philippe Diallo, le président de la FFF, en compagnie du
successeur de Didier Deschamps. Cinq ans après avoir quitté le banc
de touche du Real Madrid, « Zizou » a patiemment attendu le départ
de « La Dèche » pour prendre la tête des Bleus, en refusant
plusieurs propositions XXL (notamment de la part du PSG). Son
contrat débutera le 1er août et courra jusqu’au 31 juillet 2030,
soit après la prochaine Coupe du monde dans quatre ans (en Espagne,
au Maroc et au Portugal).
C’est dans le plus grand secret que le président Diallo a
négocié la venue de la légende du football tricolore et les
discussions ont visiblement été tendues à un moment donné. Comme
l’indique le journaliste indépendant Romain Molina, Zidane a exigé
de venir avec un staff étoffé contrairement à ce qu’imaginaient
d’abord les patrons de la fédé, en quête de réduction de la masse
salariale pour l’ensemble des équipes nationales. « Sinon je ne
viens pas », a rétorqué le numéro 10 des champions du monde
1998 et champions d’Europe 2000.
Zinédine Zidane sera accompagné de son adjoint David Bettoni
ainsi que de trois autres collaborateurs qu’il avait au Real
Madrid: Hamidou Msaidie en adjoint polyvalent, Stéphane Plancque en
charge des rapports sur le jeu des adversaires et Grégory Dupont en
tant que préparateur physique. Le natif de Marseille a également
choisi deux champions du monde 98, à savoir Bernard Diomède en
troisième adjoint et Fabien Barthez en coach des gardiens (le «
Divin chauve » devra passer un examen en urgence).
Zinédine Zidane pour masquer les défaillances
« La fédération a plié, non pas parce qu’ils se sont dit que
c’est le meilleur sélectionneur, mais parce qu’il ne voulait pas
refuser Zidane pour un but politique », a ainsi affirmé Romain
Molina dans sa dernière vidéo, alors que le lanceur d’alertes a
révélé durant la Coupe du monde les défaillances de la fédération
française. Créditée d’un déficit historique, la FFF a pourtant
privatisé un hôtel de luxe en plein Boston pour le Mondial, ce qui
aurait coûté « 10 à 12 millions d’euros ». Aucune autre
sélection n’a fait un choix pareil.
Romain Molina évoque également les négociations tenues secrètes
par Philippe Diallo et son numéro 2, Jean-François Vilotte,
directeur général de la FFF, pour la nomination de Zidane. Les 25
autres membres n’ont pas été tenus au courant et cela a fait jaser,
pas seulement Jean-Michel Aulas. « Justement c’est ça qui est
fou. Comment vous pouvez faire Zinédine Zidane, ce que tout le
monde voulait, même les joueurs, et qu’en interne, ce ne soit
populaire ? Pas Zidane, la manière dont vous avez géré ça et
surtout, tout le monde est en train d’ouvrir les yeux sur Philippe
Diallo en se disant, c’est de la poudre aux yeux, les grandes
déclarations », peut-on ainsi entendre dans la vidéo
YouTube.




