Figure majeure du football féminin marocain, Ghizlane Chebbak vit une CAN féminine 2026 pour le moins inhabituelle.
Ballon d’Or africain 2025, capitaine emblématique des Lionnes de l’Atlas et longtemps indiscutable, la joueuse de 35 ans a débuté les deux premières rencontres du Maroc dans sa CAN féminine 2026 sur le banc.
Vilda lui préfère la jeunesse de Kautar Azraf
Depuis le début du tournoi, le sélectionneur Jorge Vilda semble lui privilégier Kautar Azraf, milieu de 18 ans formée au FC Barcelone.
Un choix fort entre la plus grande joueuse de l’histoire du Maroc et une représentante de la nouvelle génération. Chebbak reste pourtant une référence absolue : meilleure joueuse africaine en 2025, présente dans le onze mondial FIFPRO la même année, elle a également terminé meilleure buteuse des CAN 2022 et 2024.
Mais dans cette édition, son rôle a changé brutalement. Bien que cadre du vestiaire et capitaine, elle n’est plus titulaire automatique, et doit désormais apporter son expérience depuis le banc.
Une 100e sélection historique contre l’Algérie
Entrée en jeu lors de la victoire face à l’Algérie (1-0), Chebbak a néanmoins marqué l’histoire en atteignant sa 100e sélection avec le Maroc.
Elle devient ainsi la première joueuse marocaine à franchir ce cap, près de vingt ans après ses débuts internationaux en 2007. Un symbole supplémentaire pour une joueuse qui a accompagné toute l’ascension récente des Lionnes, jusqu’aux finales des CAN 2022 et 2024.
Franchement, quel match entre deux magnifiques équipes ! Elles ont proposé un football d’un très, très haut niveau. Je ne me suis jamais autant régalée devant une rencontre.
Chebbak entre… le Maroc gagne. Le mental des grandes joueuses.
Un but d’une classe… pic.twitter.com/hqPBuoUf7K
— Dounia Mesli (@Mesli_Dounia) July 30, 2026
Vilda salue l’impact de Chebbak
Son statut a peut-être évolué, mais son influence reste intacte.
Après la rencontre, Jorge Vilda a souligné que son entrée avait apporté davantage de calme et d’équilibre à l’équipe. Le sélectionneur espagnol a apprécié sa capacité à aider le Maroc à mieux gérer une fin de match tendue face à un bloc algérien très solide.
Exemplaire malgré son statut, Chebbak n’est donc plus forcément la première option dans le onze, mais elle demeure une pièce essentielle du groupe et ne fait pas de vagues.
La suite du tournoi dira si elle retrouvera une place de titulaire, notamment lors du choc contre le Sénégal. Pour l’instant, la légende marocaine vit une CAN étrange : moins présente sur le terrain, mais toujours aussi importante dans l’histoire et l’équilibre des Lionnes.




