Pour mesurer la déception d’un champion après une défaite, il faut parfois se référer à son niveau de frustration. Et on peut dire que celui de Carlos Alcaraz n’était pas loin d’être à son maximum à l’issue de sa défaite face à Zizou Bergs au troisième tour du Masters 1000 de Shanghai.
D’ordinaire si lucide lors de ses prises de parole, l’Espagnol a prononcé à plusieurs reprises le mot « chance » lors de sa conférence de presse d’après match, notamment au sujet de son adversaire du jour. Ce qui ne lui ressemble pas vraiment.
« Ce n’était pas un bon match de mon côté. Je n’ai pas bien joué. Je dirais que j’étais vraiment en dessous de mon niveau, alors que lui était au sommet de sa forme. Mais même après ce constat, je pense que le match était serré. Je dirais que, dans quelques moments clés, je n’ai pas donné le meilleur de moi‐même. Je dirais aussi qu’il a eu un peu de chance à certains moments, c’est ce que je pense. Sur certains retours, certains coups, il a touché le cadre, et la balle est quand même rentrée, et il a tout simplement enchaîné le point. Il a su tirer le meilleur parti de ces moments car, après ce que j’appellerais un coup chanceux, il a joué un très bon point. Il a affiché un très bon niveau à certains moments. Je dirais que j’espérais aussi un coup de chance de mon côté, à certains moments précis du match, mais ça n’est pas venu. Le tennis est parfois comme ça. À certains moments, il a su tirer le meilleur parti de ses occasions, il les a saisies, et c’est tout. Tout ce que je peux dire pour l’instant. Je dois rentrer chez moi, me préparer pour la suite, et reprendre l’entraînement pour essayer de mieux jouer lors du prochain tournoi. »














