Deux mois après, les Marocains se sont retrouvés. Et depuis la
finale de la Coupe d’Afrique des Nations perdue face au Sénégal,
les événements se sont succédé. Walid Regragui est en effet parti
et Mohamed Ouahbi lui a succédé sur le banc marocain. Surtout, le
jury d’appel de la Confédération africaine de football a tout
récemment finalement destitué le Sénégal, déclarant le Maroc
vainqueur.
Pour autant, Brahim Diaz, qui avait précipité la perte des siens
en ratant sa panenka dans les derniers instants du temps
réglementaire face au Sénégal, demeure toujours coupable aux yeux
de certains de ses partenaires. Ces derniers n’ont pas digéré en
effet le geste insensé tenté par le Madrilène.
La tension a d’ailleurs été vive dans le vestiaire marocain
après la défaite concédée en prolongation. A tel point que certains
joueurs ont voulu en venir aux mains. « Beaucoup de joueurs lui
en voulaient sur le coup, c’était très tendu dans le
vestiaire, a raconté le journaliste Saïd Amdaa à RMC.
Certains ont tenté d’en découdre avec Brahim, ils ont dû être
séparés. On a été très proche d’une bagarre. »
Brahim Diaz ne devait pas tirer le penalty
Ilias Akhomach, qui s’est d’ailleurs accroché avec l’attaquant
merengue deux semaines plus tard lors d’un match de Liga entre le
Real Madrid et le Rayo Vallecano, était tout particulièrement
remonté, tout comme Youssef En-Nesyri.
Et les Marocains l’avaient d’autant plus mauvaise que Brahim
Diaz n’avait pas été désigné pour tirer ce penalty. « Ce
n’était pas Brahim qui devait tirer à la base, a expliqué Saïd
Amdaa. Regragui avait choisi El Aynaoui. En-Nesyri s’était
aussi proposé. Mais Brahim est parti voir Regragui pour le
convaincre de le laisser s’en charger. Il ne lui a pas dit qu’il
ferait une panenka, mais il lui a demandé de lui faire confiance…
» Le sélectionneur marocain a d’ailleurs lui aussi très mal
vécu ce raté…




