À quelques mois de la CAN 2027, le Ghana perd l’un de ses noms les plus prestigieux. À 32 ans, Iñaki Williams a décidé de mettre un terme à sa carrière internationale, refermant une aventure qui lui aura finalement beaucoup plus apporté humainement que sportivement.
L’annonce laisse forcément un goût d’inachevé. Lorsque l’attaquant de l’Athletic Bilbao avait finalement choisi de représenter le pays de ses parents en 2022, les attentes étaient immenses. Quatre ans plus tard, son bilan avec les Black Stars reste très loin de ce que son statut en club pouvait laisser espérer.
Iñaki Williams dit stop à 32 ans
Le capitaine de l’Athletic a officialisé lui-même sa décision dans un message sur ses réseaux sociaux. « Je pense que le moment est venu de mettre un terme à mon aventure avec l’équipe nationale du Ghana. Je pars heureux, fier et avec la tranquillité d’esprit de savoir que j’ai tout donné. »
Williams insiste surtout sur ce que cette expérience lui aura apporté personnellement :
« Le Ghana m’a donné bien plus que le football. Il m’a permis de rentrer chez moi, de me sentir encore plus proche de mes racines et d’éprouver l’immense fierté de représenter mon pays. » a-t-il annoncé avant d’ajouter qu’il continuera désormais à soutenir les Black Stars « comme l’un des vôtres ».
Un pari qui n’a jamais fonctionné sportivement
L’histoire avait pourtant commencé dans un tumulte. International espagnol en catégories de jeunes, Williams avait auparavant expliqué se sentir davantage espagnol et repoussé les avances ghanéennes, avant de changer de sélection à quelques semaines du Mondial 2022. Un timing qui lui avait valu d’être accusé d’opportunisme.
Sur le terrain, il n’est jamais véritablement parvenu à faire taire les critiques. Deux buts en 28 sélections, et aucun en Coupe du monde ou en CAN : le bilan est maigre pour un joueur attendu comme l’une des nouvelles armes offensives du Ghana.
Tantôt utilisé dans l’axe, tantôt sur un côté, Williams a rarement semblé aussi tranchant qu’à Bilbao. Sa vitesse et sa capacité à attaquer la profondeur n’ont jamais véritablement été intégrées au jeu des Black Stars, avec une impression persistante de manque d’automatismes avec ses partenaires.
Un échec sportif, mais pas personnel
Son aventure ghanéenne ne restera donc probablement pas dans les mémoires pour ses performances. Elle aura toutefois eu une autre valeur.
Né en Espagne de parents réfugiés ghanéens et frère aîné du champion du monde espagnol Nico Williams, Iñaki aura utilisé le football pour renouer profondément avec la terre de ses ancêtres.
À quelques mois de la CAN 2027, le Ghana perd ainsi une star. Mais Williams, lui, quitte les Black Stars avec le sentiment d’avoir gagné quelque chose que les statistiques ne racontent pas.




