Nombreux sont les anciens
footballeurs à souffrir le martyre en raison de blessures subies au
cours de leur carrière. Éric Di Meco en sait quelque
chose.
Le 17 janvier dernier, à Marseille, se tenaient les
obsèques de Rolland Courbis à l’église des
Réformés. Éric Di Meco s’y est rendu à l’aide d’une cane.
C’est un secret de Polichinelle : l’ancien latéral gauche
souffre de séquelles physiques importantes. Il a même dû
ralentir ses activités de consultant sportif
pour cette raison. Le natif d’Avignon paie le prix de blessures
accumulées au cours de sa carrière de joueur.
« J’ai abusé des anti-inflammatoires,
confesse-t-il dans les colonnes du Parisien. Par exemple, j’ai
joué la finale de la Ligue des champions en 1991 avec les ligaments
croisés pétés. Je le savais depuis quinze jours. Aujourd’hui, j’ai
d’énormes soucis d’arthrose et je souffre en
marchant. »
Une retraite loin d’être dorée pour cette génération
Ancien joueur reconverti en consultant sportif, issu de la même
génération, Daniel Bravo n’a pas été épargné non plus.
« J’éprouvais des douleurs permanentes et insupportables
aux genoux, s’est souvenu le vainqueur de la Coupe d’Europe
des Vainqueurs de Coupes 1996 avec le PSG. C’est sûr que nous
les anciens footeux, on fait des sales vieux. »
Le cas extrême en la matière demeure celui de Bruno Rodriguez.
L’ex-attaquant, âgé aujourd’hui de 53 ans, a dû se faire amputer
d’une partie de la jambe droite lors de l’année 2022. Au cours de
sa carrière de footballeur, il avait accumulé les
infiltrations.




