Ancien joueur de Saint-Etienne ou
de l’Olympique Lyonnais, Christophe Deguerville travaille désormais
dans un supermarché malgré une riche carrière qui l’a vu flirter
avec l’équipe de France.
Retiré des terrains depuis 2020 et la fin de son aventure au
Sporting Lisbonne, Jérémy Mathieu est revenu sous le feu des
projecteurs, l’an dernier. Conséquence de sa surprenante
reconversion. Malgré son statut d’international, son passage au
Barça aux côtés de Lionel Messi et consorts et ses 18 années de
carrière, l’ancien Toulousain est en effet devenu chef de rayon
football dans un magasin Intersport. Une révélation qui a suscité
de vives réactions et certaines moqueries.
Jérémy Mathieu n’est pourtant pas un cas isolé. Christophe
Deguerville a certes eu une carrière plus modeste mais n’en affiche
pas moins plus de 400 matches chez les pros, entre Saint-Etienne,
Lyon et Bastia et quelques sélections chez les Espoirs et les A’.
Pourtant, l’ancien latéral travaille bel et bien désormais dans un
supermarché.
Au moment de raccrocher les crampons en 2003, il n’était pas
question pour lui de s’installer dans l’oisiveté. « Lorsque
j’ai arrêté, je n’avais pas trop envie de continuer dans le foot.
Je n’avais pas de diplôme et il faut bien se reconvertir »,
a-t-il expliqué auprès du Progrès. Il a bien tenté de se
lancer dans une carrière d’entraîneur auprès des jeunes mais a été
rapidement refroidi. « La plupart ne rêvent que de gagner de
l’argent. Ils n’ont pas la passion du jeu. Et puis les parents
poussent derrière, sûrs que leur enfant va leur rapporter des
millions. Je ne sais pas si c’est triste. C’est juste le monde qui
change. »
« J’ai besoin de gagner ma vie »
Le Francilien de naissance coupe alors avec le football et
travaille dans les vergers comme saisonnier pour la cueillette des
fruits « J’ai besoin de m’occuper et de gagner ma vie »,
souffle-t-il en 2020. Mais depuis quelques années, il officie dans
un supermarché, chargé de la mise en rayon au petit matin. « Je
suis devenu comme des millions d’autres français, je gagne un peu
plus que le Smic », a-t-il expliqué.
Christophe Deguerville n’y voit aucun déclassement. « Après
tout, je n’ai fait que taper dans un ballon. Ça reste mon point de
vue », a-t-il soufflé. Et malgré près de 250 matches sous le
maillot vert, il paie sa place comme toute le monde lorsqu’il
accompagne sa fille, abonnée, à Geoffroy-Guichard.




