Andre Agassi n’est pas du genre à distribuer les compliments gratuitement. L’Américain a vu passer des générations entières de champions, il a affronté les meilleurs, il a régné sur le tennis mondial. Alors quand il prend la parole dans le tout nouveau documentaire Amazon Prime consacré à Novak Djokovic, ses mots font l’effet d’un coup droit à pleine puissance . » Djokovic, Federer et Nadal ont joué ce sport de manières très différentes, et tous ont été géniaux à leur façon. Et maintenant, il y a des joueurs — en particulier Alcaraz — qui jouent comme les trois quand ils le veulent. Le jeu progresse. «
Relisez. Digérez. Trois GOAT en un seul corps. À la demande.
Le mutant du tennis mondial
Ce n’est pas la première fois qu’Agassi s’enflamme pour Carlos Alcaraz. L’ex-Kid de Las Vegas avait déjà déclaré que l’Espagnol « se déplace comme un OVNI sur le court « , qu’il « ne joue jamais défensif, même coincé dans un angle « , et qu’il possède » toutes les qualités du Big 3, peut-être même davantage «
Le plus dingue ? Agassi va encore plus loin en affirmant que dans toute sa génération, un seul joueur aurait pu rivaliser avec un tel niveau de jeu : Marat Safin. Un point c’est tout. Pas Sampras dans cette comparaison précise, pas Courier. Safin.
Voilà le piédestal sur lequel Agassi place Alcaraz.
7 Grand Chelems à 23 ans : la trajectoire d’un extraterrestre
Les chiffres donnent le vertige :
- 7 titres du Grand Chelem avant son 24e anniversaire
- Plus de 4 mois d’absence à cause d’une blessure au poignet
- Des forfaits en cascade : Barcelone, Madrid, Rome, Roland-Garros, Queen’s, Wimbledon, Canada, Cincinnati
- Et pourtant, le monde du tennis ne parle que de lui
Son absence a prouvé une chose : quand Alcaraz n’est pas là, il manque quelque chose au circuit. Une étincelle. Un spectacle. Cette capacité à transformer n’importe quel point en moment de grâce.
Le comeback s’écrit à Flushing Meadows
Dans une semaine exactement, Carlitos repose le pied sur un court en compétition officielle. Et pas n’importe lequel : l’US Open. Le timing est presque trop beau pour être vrai.
Le contexte ? Explosif :
Jannik Sinner, forfait surprise
Djokovic, sorti d’entrée à Cincinnati
Zverev, aussi inconstant que la météo
Mais Alcaraz calme le jeu. L’objectif n’est pas le titre — pas tout de suite. D’abord retrouver des sensations. Reprendre le rythme. Et ensuite, si le corps suit, viser le 8e sacre majeur.
Comparer Alcaraz au Big 3 est devenu le sport préféré du monde du tennis. Et avec les déclarations d’Agassi, le feu ne va pas s’éteindre de sitôt. La question n’est plus « sera-t-il aussi bon qu’eux ? » mais plutôt « jusqu’où ira-t-il ? »
La réponse commence lundi à New York. Et franchement ? On a hâte. Le spectacle reprend. Et avec Alcaraz, on sait une chose : ça ne sera jamais ennuyeux.




