« Ils disent merci à chaque fois que je leur passe le ballon, ils me remercient à chaque fois », décrit Victor Wembanyama avec un grand sourire. Face à lui, des dizaines de jeunes venus profiter de ce terrain rénové à Nanterre, et partager quelques minutes sur le parquet avec leur idole.
La scène, filmée par les équipes des Spurs et mise en ligne aujourd’hui, a lieu fin juillet dans le cadre de la tournée de « Wemby » et de ses partenaires de jeu à Paris. Une démarche importante pour la pépite des Spurs qui a évolué entre 2014 et 2021 dans le club local. Le directeur général des Spurs R.C. Buford remarque d’ailleurs avoir vu « le lien émotionnel de Victor avec Nanterre ».
« Je me reconnais dans ces jeunes. J’étais à leur place il n’y a pas si longtemps et je sais ce que c’est de ne pas avoir de terrain, ou de n’avoir qu’un terrain en mauvais état à proximité. Je pense à l’impact que l’on peut avoir sur une communauté et à la manière dont ces jeunes pourront, à leur tour, avoir un impact sur leur environnement. Cet impact peut être immense et considérable », qualifie-t-il ce jour-là.
Nanterre occupe ainsi une place particulière, à travers le parcours de Victor et le lien qu’il continue d’entretenir avec la ville où il a été formé. Une relation qui s’inscrit aussi dans une histoire plus large entre les Spurs et le basket français, tissée au fil des générations.
La France et pas seulement
R.C. Buford rappelle qu’avant le géant, il y a eu Tony Parker et Boris Diaw bien sûr, mais également Nando de Colo, Ian Mahinmi ou encore Joffrey Lauvergne, tous porteurs du maillot blanc et noir.
« C’est une relation comme on en voit très peu […]. Notre relation avec nos joueurs français et avec le public français s’inscrit dans une longue histoire, et c’est formidable pour moi de pouvoir assister au développement de cette nouvelle relation, génération après génération, avec Nanterre, Paris et la France », se félicite le dirigeant texan.
Cette dimension internationale dépasse d’ailleurs le seul cadre français. Les Spurs entretiennent également des liens particuliers avec l’Argentine, du fait du mandat resté dans l’histoire de Manu Ginobili à San Antonio aux côtés de Tim Duncan et de « TP », mais aussi en Australie (Patty Mills, Aron Baynes…) ou en Chine.
« Nous sommes une marque mondiale depuis des années. L’enjeu, aujourd’hui, est de poursuivre sur cette voie et de trouver de nouvelles manières, toujours plus originales, de faire vivre et de renforcer cette relation », termine ce jour-là Buford.



