Oubliez le Zverev qui galère. Oubliez les matchs au couteau des premiers tours. Celui qui s’est présenté sur le court face à Alejandro Tabilo en troisième ronde de l’US Open 2026, c’est un tout autre animal. Résultat ? 6-2, 7-6(2), 6-2. Net. Précis. Chirurgical. Et surtout, terriblement prometteur pour la suite.
Un déclic au meilleur moment
Après deux premiers tours laborieux où il a dû survivre plus que jouer, Zverev a appuyé sur le bouton « reset ». Face au Chilien, il a retrouvé sa frappe lourde, sa couverture de terrain et surtout cette aura de patron qui lui avait fait défaut ces dernières semaines. Le premier et le troisième set ont été des démonstrations pures.
Lui-même le reconnaît sans détour : « J’ai joué bien mieux que lors de mes deux premiers matchs. Le premier et le troisième set représentent un progrès très important dans mon tennis. Je sens que mon jeu va continuer à progresser. «
Quand un joueur de ce calibre commence à monter en puissance dans un Grand Chelem, c’est toute la concurrence qui devrait trembler.
Un tableau en or massif
Mais la vraie bombe, c’est le chemin qui se dessine devant lui. Parce que soyons honnêtes : le tableau de Zverev est un boulevard.
En huitièmes de finale, c’est Luciano Darderi qui l’attend. Un joueur courageux, certes, mais loin d’être insurmontable pour un Zverev en pleine bourre. En quarts ? Ce sera le vainqueur du duel entre Gea et Van de Zandschulp — encore une fois, rien de terrifiant.
Et en demi-finales ? La llave regroupe Tien, Khachanov, Blockx et Cerúndolo. Tous des compétiteurs respectables, mais aucun ne représente un obstacle comparable à un Alcaraz ou un Sinner — ce dernier étant d’ailleurs absent du tournoi.
Le constat est limpide : Zverev est le seul joueur de la partie haute du tableau à avoir déjà disputé une finale de Grand Chelem. Il pourrait même atteindre les demi-finales sans croiser un seul membre du top 20. Du jamais vu pour un favori de cette envergure.
L’opportunité d’une carrière ?
Tout est aligné. La forme physique revient. La confiance est là. Le tableau est dégagé. L’absence de Sinner et les nombreuses surprises dans sa partie du tableau lui offrent une autoroute vers la finale.
Sascha le sait. Il sent que ce moment est le sien. Après des années à flirter avec la consécration en Grand Chelem sans jamais décrocher le titre ultime, l’US Open 2026 ressemble à l’opportunité de toute une vie.
La question n’est plus de savoir s’il peut aller loin. La question, c’est : qui peut l’arrêter ?




