Le premier onze aligné par
Zinedine Zidane devrait marquer une véritable rupture avec Didier
Deschamps, notamment en raison de la présence de Rayan
Cherki.
C’est le premier acte fort du mandat de Zinédine Zidane. Pour
son tout premier match sur le banc de l’équipe de France, lors de
ce déplacement périlleux en Turquie dans le cadre de la Ligue des
Nations, le nouveau sélectionneur tricolore entend entamer une
véritable rupture tactique.
Au cœur d’un 4-3-3 très ambitieux, Zidane a décidé d’installer
un trio au milieu de terrain qui en dit long sur l’identité du jeu
qu’il souhaite prôner — avec une décision centrale et audacieuse :
la titularisation de Rayan Cherki. Aligné comme relayeur au côté
d’Adrien Rabiot et devant un Manu Koné positionné en pointe basse,
l’ancien Lyonnais se voit confier un rôle clé.
En le plaçant dans ce secteur, le sélectionneur veut permettre à
Rayan Cherki de s’épanouir ballon au pied dans des zones de
création qu’il affectionne, tout en lui imposant une exigence
inédite à la perte. Un choix fort en rupture totale avec son
prédécesseur, qui n’a jamais vu dans l’ancien Lyonnais un titulaire
en puissance.
Rayan Cherki, point de crispation pour Didier Deschamps
Didier Deschamps, toujours soucieux de la rigueur et de
l’équilibre de son bloc-équipe, se montrait échaudé par
l’inconstance du Citizen et considérait le manque de garanties dans
son implication défensive comme rédhibitoire. Le contraste est
d’autant plus saisissant quand on se remémore la fin du mandat
précédent.
Lors de la dernière Coupe du monde, Cherki avait fini par
exaspérer Didier Deschamps par son attitude et ses prestations
décevantes. Le point d’orgue de ce désamour avait été atteint lors
du match pour la 3ᵉ place disputé à Miami le 18 juillet dernier, où
les Bleus s’étaient inclinés 4-6 face à l’Angleterre. Lors de cette
rencontre, le Lyonnais avait livré une prestation qualifiée de
honteuse, scellant définitivement son divorce avec l’ancien
sélectionneur. En lui confiant immédiatement les clés du milieu de
terrain en Turquie, Zidane fait donc un pari aussi osé que
fondateur pour lancer son ère à la tête des Bleus.
Autour de lui, l’attaque prend également une tournure
spectaculaire avec Kylian Mbappé repositionné sur l’aile gauche,
Ousmane Dembélé dans l’axe et Michael Olise à droite. Même si le
schéma n’est plus exactement le 4-2-3-1 de la fin de l’ère
Deschamps, ce 4-3-3 très offensif promet d’orienter le jeu vers
l’avant. Cette confiance accordée d’entrée à Rayan Cherki constitue
un symbole saisissant.




