Natasha Cloud a enfin trouvé chaussure à son pied. Sortie d’une saison pleine à New York, l’arrière n’avait pas trouvé preneur pendant la free agency, le New York Liberty ayant préféré laisser davantage de place à Sabrina Ionescu (et Marine Johannès). La voir rester sur le carreau avait de quoi surprendre, au point de laisser enfler la thèse selon laquelle la joueuse payait son engagement sur les questions sociétales et politiques…
Natasha Cloud ne s’est pas laissée abattre pour autant, assurant ne pas avoir baissé les bras.
« Je n’ai encore rien dit. C’est un choix délibéré, et c’est là ma force », avait-elle écrit il y a une semaine. « Je me suis contentée de travailler. Pas de bouderies, pas de pleurnicheries. Du travail. Et je continuerai à travailler comme je l’ai toujours fait. En prouvant que j’ai raison, année après année. Onze, pour être exacte. Je sais qui je suis. Je connais ma valeur. Et je n’ai rien de conventionnel. »
De la concurrence au poste
Sa ligne de conduite a finalement payé puisque Chicago s’est attaché ses services pour un contrat d’un an d’environ 550 000 dollars, récupérant un élément revanchard, prêt à tout donner pour montrer ce qu’elle a dans le ventre.
« Natasha est l’une des meilleures passeuses et défenseuses de notre ligue », a rappelé Jeff Pagliocca, le GM du Sky, alors que la franchise a également coupé Hailey Van Lith. « Elle s’intègre parfaitement aux autres joueuses confirmées de notre effectif. »
Natasha Cloud va toutefois devoir se faire sa place au sein d’un effectif bien fourni sur les postes extérieurs, même avec le départ de Hailey Van Lith. La concurrence s’annonce en effet rude avec Rachel Banham, Jacy Sheldon, DiJonai Carrington ou Skylar Diggins, arrivée de Seattle avec un contrat de 1,9 million de dollars sur deux ans.
Reste à savoir si cet ensemble sortira le Sky des tréfonds du classement, où la franchise navigue depuis deux ans.




