Symbolisons ce Game 1 entre le Thunder et les Lakers par une course de fond. Prenons un 10 ou 20 kilomètres par exemple. On sait que les champions en titre ont une vitesse moyenne élevée et qu’ils peuvent accélérer à tout moment et très fort. Pour suivre le rythme, Los Angeles, qui n’a pas le même coffre, ni les mêmes armes, n’a donc pas le choix : il faut faire de gros efforts.
Avec un impératif, qui est de ne jamais ralentir car, dès que les jambes sont lourdes ou que la cadence est un peu moins soutenue, les Californiens perdent des mètres face à leur adversaire. Ce fut un peu le résumé de cette première manche à Oklahoma City.
« Il n’y a pas eu de tournant décisif. C’était une tendance générale durant la rencontre. Quand on a fait des erreurs, ça nous a coûté cher », constate JJ Redick. « Le Game 5 contre Houston fut celui où on a fait le plus d’erreurs durant les playoffs et on a perdu. Là, on joue les champions en titre et la marge d’erreur est très fine. On fait des erreurs car le basket est un sport rempli d’erreurs et dans cette rencontre, on en a fait trop. »
Combien de coups les Lakers peuvent-ils encaisser sans plier ?
Quand les Lakers ont été patients en attaque, ont trouvé de bons tirs et ont su provoquer des ballons perdus, ils étaient dans la roue du Thunder. Puis, notamment quand LeBron James sortait ou qu’Austin Reaves enchaînait les mauvais choix, ils perdaient du terrain et OKC faisait l’écart, sans être dans un grand soir non plus.
Pourtant, il y a défaite et presque 20 points à l’arrivée… C’est dire si « LBJ » et sa bande doivent tutoyer la perfection dans cette série.
« On a eu des absences dans le jeu », remarque l’ailier de 41 ans, meilleur joueur de son équipe avec 27 points. « On avait préparé des choses et on a eu des absences. On va être mis à l’épreuve, c’est clair. Ils vont voir combien de fois ils peuvent vous faire dévier de votre plan de jeu, vous faire perdre votre discipline et ils ont réussi plusieurs fois. C’est trop de fois contre une équipe de ce niveau. »
Quatre quart-temps contre une équipe comme le Thunder, c’est long. Trop long même. Surtout quand les efforts de plusieurs minutes sont effacés en quelques secondes.
« On sait de quoi on est capable. On peut vivre un temps fort et se dire qu’on est bien, à deux ou trois possessions. Puis, boom, ils ont plus de dix points d’avance », raconte le meilleur marqueur de l’histoire des playoffs. « Les grandes équipes font ça et on ne peut pas se permettre de répéter des erreurs, encore et encore. »
Limiter « SGA » ne vaut pas une victoire
« On avait notre stratégie et à quelques reprises, on n’a pas fait exactement ce qu’on était censé faire et on s’est écarté de nos consignes. Et ils nous l’ont fait payer », regrette Marcus Smart, qui pense sans doute aux 17 ballons perdus des Lakers, dont 7 en troisième quart-temps.
Pourtant, avec 16 balles perdues provoquées, dont 7 pour un Shai Gilgeous-Alexander bloqué à 18 points – son pire total de toute la saison -, les Californiens ont montré qu’ils pouvaient ponctuellement gêner cette équipe. Mais cette petite victoire ne suffit pas.
« On est mené 1-0. Ce n’est pas Shai contre les Lakers. C’est le Thunder contre les Lakers et on est derrière », rappelle LeBron James. « C’est ça, le principal. On doit garder les yeux sur l’essentiel, sur qui gagne et qui perd. C’est ça le plus important. »




