On ne va pas se mentir : quand on a appris que Serena et Venus Williams débarquaient à l’US Open 2026 en double avec une wildcard, on a tous eu des frissons. Les légendes. Arthur Ashe Stadium. 14 titres du Grand Chelem en double ensemble. Le scénario parfait pour un dernier tour de piste grandiose.
Sauf que la réalité a rattrapé le rêve. Et pas de la plus belle des manières.
Un match palpitant, une sortie glaçante
Sur le court, rien à redire. Les Williams ont livré un combat digne de leur nom face à Maya Joint et Chan Hao-ching. Deuxième set arraché au tie-break, le public en feu, Arthur Ashe qui rugit comme au bon vieux temps. On y croyait.
Mais la défaite tombe dans le tie-break décisif. Le sport, c’est cruel. Jusque-là, tout est normal.
Ce qui l’est beaucoup moins, c’est ce qui s’est passé après.
Zéro conférence de presse, zéro explication
Les deux sœurs ont tout simplement refusé de se présenter en conférence de presse. Oui, vous avez bien lu. Aucune explication, aucun mot pour les fans, aucun remerciement public. Rideau. Circulez, il n’y a rien à voir.
Rappelons que la conférence de presse post-match est une obligation pour chaque joueur, qu’il gagne ou qu’il perde. Carlos Alcaraz le fait. Aryna Sabalenka le fait. Tous les joueurs du circuit le font. Mais pas les Williams. Pas cette fois.
Et ce n’est même pas un cas isolé. Serena avait déjà snobé la presse après son retour en simple à Wimbledon, battue au premier tour par… Maya Joint, encore elle. À l’époque, une blessure au genou avait été évoquée comme excuse. Cette fois ? Rien. Le silence radio total.
Une wildcard, ça se mérite — et ça se respecte
Qu’on soit clair : une wildcard, c’est un cadeau. C’est l’US Open qui met sa réputation en jeu pour offrir une place à des joueuses qui ne sont plus classées. C’est un acte de respect envers leur héritage.
Le minimum — le strict minimum — c’est d’honorer cet engagement jusqu’au bout. Cela inclut les obligations médiatiques, les interviews, le service après-vente, si on peut dire. Les fans qui ont vibré pendant deux heures dans les tribunes méritent au moins quelques mots.
Snober la presse après une défaite, ça envoie un seul message : mauvaises perdantes. Et ça, venant de deux des plus grandes championnes de l’histoire du tennis, c’est tout simplement indigne.
Alcaraz oui, la presse non ?
Le comble ? Serena a trouvé le temps de faire équipe avec Carlos Alcaraz en double mixte — et de le couvrir de louanges publiquement. Ils ont même atteint les quarts de finale ensemble. Donc oui, l’énergie est là quand ça arrange.
Mais pour répondre à quelques questions de journalistes pendant dix minutes ? Apparemment, c’est trop demander.
Faut-il encore leur donner des wildcards ?
La question mérite d’être posée sans détour. Le palmarès des Williams est hors norme. Personne ne remet ça en question. Mais le tennis de 2026 a besoin de joueuses engagées, pas de figures nostalgiques qui choisissent les règles qui leur conviennent.
Si Serena et Venus veulent continuer à jouer — on parle déjà d’un possible Open d’Australie — il va falloir jouer le jeu dans son intégralité. Le court, la presse, les fans. Tout le package.
Sinon ? Donnez ces wildcards à des jeunes joueuses qui rêvent d’en être et qui, elles, ne fuiront pas le micro après une défaite.
Le mot de la fin
On aime les Williams. On les respecte profondément. Mais l’amour du sport, c’est aussi savoir accepter la défaite avec classe. Et en 2026, sécher la conf’ de presse après un premier tour perdu, ce n’est pas de la classe.
C’est juste décevant.




